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sectes5 Çês nymphes, toujours àla surface de l'eau pour respirer,rie mangent plus alors ; mais aumoindre'mouvement, on les voirse dérouler & se plonger au fonddes eaux à l’aide de petites ramesplacées à leur partie postérieure.Au bout de trois ou quatre joursd’un jeûne rigoureux, elles pas-sent à l’état de Cousin. (Jn mo-ment avant, l’eau étoit son élé-ment ; mais devenu insecte aérien,il ne peut plus y vivre. II enfle fatête, fait crever son enveloppe.Ce qui lui servoit de robe il n'ya qu’un moment, se change enUn navire dont l’insecte est le voile& le mât. Si, dans le momentque le Cousin développe sesailes , il survient un peu de vent,c’est un ouragan terrible. L’eauentre dans le vaisseau. L’insectequi n’en est pas encore détaché,Coule à fond, périt. Mais par untemps calme, le Cousin aban-donne fa dépouille, se seche,yole dans les airs, cherche à pom-per le suc des feuilles , ou le sangde l'homme & des animaux. Onne peut voir, sans admiration,résonnante structure de son ai-guillon. On se laisse faire, avecplaisir, une piquure, pour pou-voir observer le jeu de cette ma-chine. L’aiguillon que notre oeilapperçoit, n’est qu’un tuyau. IIcontient cinq ou six petites lamesd’une finesse extrême, les unesdentées à leur extrémité commetin fer de fléché, les autres tran-chantes comme un rasoir. Ceslames, introduites dans les vei-nes , y font l’effet de pompes as-pirantes. Le sang y monte à rai-son de la petitestc des tubes ca-pillaires. L’insecte fait coulerdans la plaie un peu de liqueur.Le sang devient plus fluide. Onle volt à la loupe passer à traversCes lames. L’animal s’enfle , de-vient rouge, Se ne quitte que
COU lôi
lorsqu’il est rassasié. La liqueurqu’il a injectée occasionne , par lafermentation, les démangeaisonsdésagréables que nous éprouvons.On les dissipe avec l’alkali vola-til , ou bien en se grattant dansle moment où l’on est piqué & selavant avCC de l’eau fraîche ;plus tard le venin fermente, &l’on ne fait qu’augmenter l’en-flure & la démangeaison. En seflottant le soir avec de la terredétrempée, l’entìure & la dou-leur diminuent. L’accouplementdes Cousins se fait dans les airs.La femelle dépose ses œufs furl’eau i k l’aide de fa partie posté-rieure mobile & de ses pattes ,elle les dispose les uns à côté desautres en forme de petit bateau.La barque composée de i ou 30bœufs, flotte fur l’eau pendant deuxou trois jours, au bout defquelsils éclosent. S’ií s’éleve des tem-pêtes, les petites barques coulentà fond. II lé fait, tous les mois,une génération nouvelle de cesinfectes. Si les oiseaux, les Hi-rondelles & plusieurs insectes car-naciersne les dévoroient, Pair enseroit obscurci. Les Cousins dece pays-ci, quelque incommodesqu’ils soient, ne se font pas sen-tir autant que les Maringoins ;voyez ce mot.
COUSSE-coucée, ou Couctie-couche. Cette racine, d'une plantepotagère qui Croît aux Antilles,se mange avec le poisson & laviande cuite. Elle ressemble à desChâtaignes bouillies. Les DamesCréolles Paîment beaucoup.
COUTELIER, manche de cou-teau. Ce coquillage est ainsi nom-mé de fa forme. On le nommeaussi Canal gouttière , Seringue. ILy en a dc plusieurs especes, quidiffèrent par la couleur. Ce co-quillage vit dans le fable. Ses mouvements consistent à s’y enfoncerSc à s’en élever dans une position