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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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CRO

Molt. On le brûloir. On mettoitfa cendre dans une urne. On laportoir avec celle des Rois.

CROISETTE. M. d’Ambour-nay vient de reconnoître par l’ex-périence, que la Croisette de Por-tugal donne une teinture aussibelle 8c ausli solide, que la La-tence. Elle a l’avantage de croî-tre dans les .terres lès plus mau-vaises , Sc de réussir parfaitementfans preíqu’aucuns foins de cul-ture.

CROIX de ' Chevalier . VoyezTribule.

Croix de Malte , de Jérusalem,ou Fleur de Constantinople. On• cultive cette plante dans les jar-idìns à cause de fa fleur qui esttrès-belle , sur-tout lorsqu’elle estdouble. II y en a de blanches ,d’incarnat, d'une odeur agréable.Ce font des efpcces de Lichnis.CROPAL. Voyez Codago-

ÏALE.

CROPIOT. Les Indiens met-tent ce petit fruit avec leur ta-bac pour fumer. Ils en font usagede cette maniéré, pour les mauxde tête. ,

CRUSTACÉS. Animaux cou-verts d’une croûte assez dure. Lesuns font de forme allongée, telsque les Ecrevisses, les Langous-tes , d’autres ont le corps large &évasé, ce font les Crabes. D’au-tres , enfin, ont le corps arrondi,ce font les Cancres.

CUBEBES, ou Poivre à queue.Ces petites baies font aromati-ques. Mâchées, elles corrigent lamauvaise odeur de la bouche. Mê-lées avec du mastic 8c mises dansla bouche, ou infusées dans duvin > elles excitent au plaisir. LesIndiens remploient à cet usage.CUCUJU. V. PoKTE-lanterne.CUCULE. Ce genre d’insectessingulier par son coqueluchon,est rare, 8c fe trouve fur les plan-tes ombellifères.

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CUCURURU. La morsure dece serpent qui fe trouve au Bré-sil , est des plus dangereuses. Onest attaqué de vertiges, de fièvres.Le sang bouillonne 8e s’élance dediverses parties du corps. On man-ge ce serpent après lui avoir cou-pé la tête.

CUJELIER. Voy. Alouette.CVlKfoffile. On donne ce nomà une eípece d’Amiante à feuil-lets. Voyez Amiante.

CUIVRE. C’estle premier desmétaux imparfaits. Sa couleur na-turelle est rouge 8c brillante. IIest dur, malléable 8c ductile. Parla trempe, on peut lui donnerles quimtés de l’acier. Avant quele fer fût connu, le cuivre fer-voit aux mêmes usages. Tous lesdissolvants agissent fur lui. II lesteint en verd. L’alkali volatil chan-ge cette couleur en bleu. Ainsivoilà un procédé certain pour s’af-furet de la présence du Cuivrepar- tout où on en soupçonne. Cemétal se trouve dans la terre fousun nombre infini de formes , decouleurs 8c de combinaisons. Lacollection de ces mines présentele spectacle le plus brillant 8c leplus varié. Celles qui font d’unjaune d’or, contiennent plus desoufre, de Eer 8c d’Arsenic,que de Cuivre. C’est ce qui donnecette grande quantité de bellesPyrites , que l’on admire dans lesCabinets. Après le fer, c’est lemétal le plus difficile à séparerdes matières avec lesquelles il estminéralisé. Lorsqu’il est bien pur,on l’appelle Cuivre de rosette. LeCuivre natif est celui que l’ontrouve, ou en paillettes, ou e»feuilles minces. II est assez rare,8c toujours moins pur que le Cui-vre de rosette. La mine de Cui-vre verte de la Chine, si recher-chée des Curieux, le Kerd de mon-tagne , ou Chrysocolle verte , ne son tautre chose qu’un mélange fait