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veinent , leur servent de nageoi-res. Rien n’est plus curieux quele jeu de ces petites rames dansl’cau. Leur queue est terminée,ainsi que dans l’état de mouches,par trois filets. Ces vers se creu-sent de petites habitations dansles berges de riviere. Ce fontde petits tuyaux faits en siphons.11s entrent par l'un > sortent parl’autre. Les bords de la Marne,de la Seine, du Rhin en fontquelquefois tout criblés. Si leseaux balisent, ils vont se creu-ser de nouveaux trous plus bas,afin de jouir de Peau, leur élé-ment. La saison 8c l'heure oùles nymphes des diverses especesd’Ephémeres se changent en mou-ches, observent une sorte de ré-gularité. La chaleur. les eauxplus hautes ou plus basses, euaccélèrent ou retardent cependantun peu le développement. LesEphemeres du Rhin paroissentdans les airs deux heures avantle coucher du soleil. Les plusdiligentes de la Marne Sc de laSeine ne commencent à volerque deux heures après le coucherdu soleil vers la mi-Août. Cesmouches éclosent presque toutesdans un même instant. L’air enest obscurci. On les volt voltiger,jouer fur le bord de leur tom-beau. L’éclat de la lumière lesattire. Elles font mille cercles au-tour d’elle avec une régularitésingulière. On ne peut que soup-çonner leur accouplement. Leurvie est si courte, que toutes leursfonctions doivent être en propor-tion avec là brièveté. QuelquesNaturalistes ont pensé que lesmâles feconioient les œufs à lamaniéré des poissons. Les femel-les , à l’aide des filets de leursqueues 8c du battement de leursailes, se soutiennent à la surfacede l’cau, Sc dans cette situation,presque droite, pondent leurs œufs
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en grappe. Une feule femellepond jusqu’à sept ou 8oo œufs.Ils coulent au fond des eaux.Les vers échappés à la voracitédes poissons , vont se construiredes logements qui les mettent àl’abri de tout danger. Lorsqueces mouches ont multiplié, onles voir périr Sc tomber par flo-cons. Les eaux, la terre en sontjonchées à une épaisseur considé-rable. Les Pêcheurs regardent cesdébris comme la manne des pois-sons.
EPICEA. Ce Sapin est le pluscommun en Europe. II est plusrobuste que le vrai sapin, s’ac-commode plus facilement de tou-tes sortes de terreins. II fait leprincipal fonds des forêts du Nord,où il P élevé à une très - grandehauteur. II est quelquefois cou-vert de neiges pendant six moisde l’année. Dans la disette desfourrages, les Suédois donnent àleurs Chevaux les jeunes branchesde cet arbre hachées & mêléesavec un peu d'avoine. Au moisd’Avril, on enleve des lanièresd’écorce à ces arbres du côté duMidi. 11 découle entre l’écorceSc le bois une résine. On la re-cueille tous les quinze jours. Onrenouvelle les entailles de l’écorce.La résine fondue, on la passedans une toile claire. On la metdans des barrils. C’est la poix deBourgogne ou poix grajse. Mêléeavec du noir de fumée , c’est lapoix noire. Dans les années chau-des, la récolte de résine est plusabondante 8c de meilleure qua-lité. On fait, avec la poix, unecomposition très-bonne pour grais-ser les voitures. A Neufchatel onremploie avec l’Asphalre pourgaudronner les vaisseaux. On enfait encore un ciment pour unirles pierres. On peut la mêler aussiavec du gaudron. Le bois de cetarbre sert à faire des mâts de