MOU
garde comme la plus grosse cfpe*ce, ont été transportes des IndesOrientales. Les Moutons d'IJlandefont petits, ils passent leur vieen pleine campagne > &, pourainlì dire, abandonnés. Leur lai-ne est grosse & rude. On ne latond pas. Elle tombe d’elle-mê-me tous les ans. Pour la recueil-lir, un berger monte fur une col-line , donne avec fa corne > le si-gnal à des Chiens bien dresséscjui fe dispersent, chassent lesMoutons, les forcent à entrerdans un parc dont f entrée esttrès - large , les poussent jufqu’àl’autre extrémité qui va en ré-trécissant. Forcés dans ce retran-chement , il est aisé de les dé-pouiller d’une fourrure qui netient plus à leur peau. Les Mou-tons d'Istande ont quelquefois i ,4, 8c quelquefois ç grandes cor-nes tournées en spirale. On trouvelouvent des égagropiles dans leurestomac, parce que l'hiver 8c dansle temps des neiges, faute denourriture, ils fe mangent la lainefur le dos les uns des autres. Lefroid les fait souvent périr. II sur-vient quelquefois des ouragans siviolents, qu’ils fontprécipitésdansla mer. Les beaux Moutons d‘Es-yagne 8c d'Mngkterre font tirés dela Barbarie. La laine de CajlUle ,par l’influence du climat, est pré-férable à celle d’Angleterre. LeMouton de Barbarie. ou ctMrabie.cet animal domestique qui tireson origine du Mouflon, n’en estqu’une variété occasionnée parleclimat & par les foins. Toute lagraisse, dans ces animaux, feporte aux reins. Leur queue de-vient si grosse, qu’on en voir quipèsent jusqu’ì vingt livres. On estobligé de la soutenir avec unepetite brouette.
MUGE. Ce poisson habite,dit-on , les mers 8c les étangs.On en distingue de plusieurs cf-
MUG Z17
peccs. II y en a d’excellents, sur-tout auprès de Piste de Tabaco.On cn pêche auprès de Cette enLanguedoc. Celui de la mer deVenise n’est pas bon. On préparecn Languedoc avec les œufs duMuge, de l’huile & du citron unmets de carême qu’on nommebouturée.
MUGUET, ou Lys des vallées.Ces jolies fleurs font la paruredes villageoises au printemps. Leurodeur est douce Sc suave; maisdesséchées, elles font un puissantsternutatoirc.
MULET. Cet animal engendrépar l’Ane êc la Cavale, ou leCheval 8c l’Anesse, tient de lanature différente des animauxdont il tire son origine. On ob-serve en général que l’allure, laforme , les inclinations ôc les au-tres qualités du Mulet,-tiennentplus du pere que de la inere. LesMulets lont pour i’ordinaire om-brageux , indociles, ruses , pleinsde mémoire. On en volt qui neveulent obéir qu’à leur maître.Les Mulets les plus estimés fontceux qui proviennent d'un Ane8c d’une Jument. On en élevébeaucoup en Auvergne, en Poi-tou, dans le Mirebalais. Les Mu-lets naissent mâles ou femelles,ayant extérieurement tous les or-ganes de la génération. II paroîtque l'efpece est inféconde , quoi-que quelques Auteurs aient avan-cé qu’on avoir vu ces animauxengendrer. Le Mulet est plus pro-pre à supporter la fatigue, 8c por-ter de pesants fardeaux, la Mule,d’une allure plus douce 8c pluscommode pour la monture. Cesanimaux marchent d’un pied as-suré au milieu des caillons, furle bord des précipices. 11 y en ade tiès-beaux en Espagne. On enfair des attelages de carrosse. Cetanimal, quoique -plus commundans les pays chauds, supporte