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cependant très-bien le froid. Onne doit faire servir les Mulets qu'àcinq ans. La manière de vivre &de les soigner est la même quepour les Ghevaux.
Mulet. On donne ce nom auxAbeilles, aux Guêpes , aux Four-mis qui naissent fans sexe. Cesinfectes supportent seuls les fati-gues du travail. Voyez Guêpes,Abeilles, Fourmis.
MULOT. Cet animal habiteles bois, les campagnes qui enfont voiiines, multiplie prodigieu-sement , fait des ravages éton-nants dans les grains, dans les se-mis. Use retire sous terre, y éta-blit un domicile divisé en deuxparties : l'une est la chambre oùil loge ; l’autre est son magasin.11 le remplit de grains, de gland.La femelle fait plusieurs portéesde neuf ou dix petits chaque fois.Pour faire périr ces brigands, ilfaut boucher une partie de leurstrous, introduire dans les autresla vapeur de soufre. Elle les suf-foque. On peut ausii tendre despiégés de dix pas en dix pas d’unepierre plate , soutenue d’une pe-tite baguette, & pour appas, unenoix grillée. Ces ennemis dévo-reroient tout , si leur multiplica-tion n’étoit suspendue par leurvoracité. Dès que les vivres com-mencent à leur manquer (car leurprovision n’est qu’à raison de lagrandeur de leur trou, & non deleurs besoins ) ils se dévorent lesuns les autres. M. de Buffon avoitmis douze de ces animaux vivantsdans un vase ; on les oublia d’unquatt d’heure, ils se mangèrentimpitoyablement. A u bout de quel-ques jours , il n’en resta qu’unseul. Tous les autres avoient ététués ou dévorés en partie. Celuiqui restoit avoit lui-même les pat-tes ?c la queue mutilées.
MURENE. Ce poisson de hautemer se pêche quelquefois fur lerivage. II mord à l’amorce de chair.
MUR
II faut íe retirer à I'instant, caril coupe le crin de la ligne. 11 aune force íìnguliere dans fa queue.Les arêtes font rangées en sensopposé des autres poissons; ellesremontent du côté de la tête. Sice poisson peut faiiìr quelquescorps avec fa queue, il fe laisseraplutôt arracher la tête que de lâ-cher prise. Sa morsure est tròs-dangereufe. 11 a la vie dure, Onle fait périr à Tinstant cn lui cou-pant ou lui écrasant le bout de laqueue. Sa chair a le goût de TAn-guille.
MUREX) chaujse-trape. Machi-ne de guerre forr en usage chezles Romains. Ils avoient foin cfensemer dans les plaines , pour em-barrasser le passage de la Cavale-rie ennemie. Ces machines croientde fer ou de cuivre. Enfoncéesdans la terre par quelques-unesdc leurs pointes, il en restoittoujours ífautres élevées, quiblessoient les pieds des hommes oudes Chevaux, lorfqu’ils s’enga-geoient avec trop de confiance furce terrer n perfide.
Murex. Ce coquillage tenoitlieu de Cochenille aux Anciens.Voyez au mot Pourpre , la bellecouleur qu’ils en tiroient. Les Mu-rex ne fervent plus gueres au-jourd'hui que d’ornement, soitpour les grottes & les cascades,soit pour les cabinets d’histoirenaturelle. Leur caractère est d'e-tre garnis de pointes, ou clous»ou tubercules. Leur bouche estoblongue. Les uns à bouche den-tée ou non dentée font fans queue ;d’autrcs ont une petite queue;d’autres h bouche ailée , font fanspartes, ou avec des pattes.Les pluscurieuses coquilles dc la familledes Murex, font le Bois veinésV Araignèt , le Scorpion , l*Oreilled* Ane, V Unique, le Millepied , laMusique , la Pyramide , la Chaujse -t râpe , ou Murex de Chien , P Ailelarge t &c.