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périrent, des particuliers retirè-rent des racines de leurs arbresplus d’argent que ne valoir leurfonds. L'Olivier à petits fruitsdonne les Puholin.es ; ce font lesmeilleures à manger. On nomme^tmelodes , celles qui les suiventpour la grosseur. Les plus grossesOlives viennent d'Espagne 6c deVermine. Pour confire les Olives,on les cueille avant qu’elles soientdans leur parfaite maturité. Onleur enleve leur amertume avecune lessive de cendre, & on lesconfit dans une saumure de selaromatisée. Quelques personnesles ôtent de la saumure , les ou-vrent , substituent une Capte àla place du noyau, les mettentdans d’excellente huile. Ce fruitainsi préparé excite beaucoup l’ap-pétit. On exprime l’huile des fruitsparvenus à leur maturité. Cueil-lis avant ce tentps, l’huile auroitde l’amertume. La finesse des hui-les dépend de la qualité du fruit6c des soins que l’on prend pourfa préparation. Dans un terreinfavorable , on plante les Oliviersqui donnent l'huile la plus finepour la table. Dans les terressubstantielles les especes donnentbeaucoup de fruit. On en fait deshuiles pour les savonneries 6c àbrûler. Lorsqu’on exprime les Oli-ves au moment de la cueillette,fans les laisser fermenter, on ob-tient une huile fine , délicate ,mais en petite quantité. C’est laraison pour laquelle elle est plusrare. La féce d'huile récente estregardée comme un excellent re-mede contre les rhumatismes. Onl’emploie à faire la cire à cirerles souliers. On fait des mottes àbrûler avec le marc des huiles ex-primées. On le nomme Grignon.L’huile est adoucissante , émol-liente, résolutive. C’est un re-mede des plus puissants dans lescoliques 6c contre les poisons coi-
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rosifs. Elle entre dans plusieursbaumes Sc emplâtres. Elle n’estpas d’usage dans la peinture ìl'huile, parce qu’elle ne scche ja-mais parfaitement bien. '\Jhuileomphacme des anciens émit un sucvisqueux exprimé des Olives ver-tes. Les athlètes s’en oignoientle corps, sc rouloient ensuite dansle fable , 6c alloient à la lutte.La sueur qui sortoit de leurscorps mêlée à ces substances , for-mol! le flp-gmer.ta qu'on leur oioitavec des étrilles. On regardoit cesraclures comme propres à dé-truire les condylomes & les rha-gades. Les feuilles d'Olivier sontastringeantes, utiles dans les mauxde gorge. Un rameau d’Olivierchargé de scs feuilles , est le sym-bole de la paix. Le bois de cetarbre est bien veiné, d'une odeuragréable, prend untrès-beau poli.On en fait de jolis ouvrages.
OMALISE. Insecte rare enFrance , assez communs dans lepays chauds de l’AIìe.
ONCE. Cet animal .plus com-mun que la Panthete, a presqueson caractère, scs habitudes Scses inclinations s il est cependantplus susceptible d’éducation. II de-vient si familier, qu’il sc laissecaresser à la main. On le dresseà la chasse des Gazelles. L’Oncen’a pas l’odorat du Chien, & nesoutient pas long-temps une coursesuivie. Mais elle chasse à vue,grimpe fur les arbres , guette legibier au passage, sc laisse tom-ber dessus 6c s’en empare. II y ades Onces si petites, qu’un ca-valier peut les porter en croupe.A la vue d'une Gazelle, l’Onces’élance avec légéreté, la saisit aucol en deux ou trois sauts. Lors-qu’elle a manqué sa proie , ellereste honteuse sur la place. LesFourreurs ont donné I la peau del’Once le nom de peaux de Tigresd'Afrique,