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ONICE > ou Onyx. Cette cspeced’Agate est demi-transparente dif-potee par couches de dissérentescouleurs arrangées en maniéré decercles, ou par lits les uns au-dessus des autres. Plus ces pierresfont grosses, plus elles font belles.Les zones plus tranchées, plusdistinctes , les couleurs mieuxopposées en rehaussent le prix.On trouve ces pierres aux Indes,dans l’isle de Ceylan, au Levant,en Bohême, en Hongrie, én Al-lemagne ; les plus précieuses vien-nent d’Arabie. On fait tant decas à la Chine des Agates Onyx,que l'Empcteur seul a droit d’enporter. Les ouvriers profitent quel-quefois de la disposition naturellecîes couleurs naturelles de cespierres. Lorfqu’il fe trouve troiscordons de couleurs eu forme cir-culaire , Us enlèvent le premier,évident le second, Sc vendentces pierres ainsi taillées à des per-sonnes peu instruites, pour desyeux d’animaux pétrisses. On eufait des bagues 8c des cachets.
OOLITIIES. II y en a deuxefpeces. Les véritables très-raresfont des œufs d’animaux pétrifiés.La preuve la plus convaincantede leur existence est le Crabe con-servé dans le cabinet de M. d’An-none à Baste. Ce Crabe est chargéd’oeufs pétrifiés à l’endroit mêmeoù ces œufs sortent de l’animal.Les faux Oolithes connus fous lenom de Cenchrìtss , Miconites . Vta-cites , (Elites, Pisolites, StigmitesOrobitcs 8c les pierres ovaires fontdes substances globuleuses , denature fpatheufe , argilleufc , mar-tiale, calcaire. Le règne végétala aussi fes Oolithes qui font desgraines pétrifiées. On en voit très-pcu.
OPALE. Cette pierre précieusefe trouve jtn Egypte, en Arabie ,cn Hongrie, en Bohême, en Al-lemagne. Ou la trouve ordinaire-
OPA
ment par morceaux détachés , en-veloppée dans des pierres d’autrcnature , depuis la grosseur de latête d’une épingle, jufqu’à celled’une Noix. Les Opales de cettegrosseur font très- rares. Les Orien-tales font les plus estimées. Leuréclat le dispute à celui du Dia-mant. Elles rériéchissent millecouleurs éblouissantes, font feuavec l’acier. Les Indiens font au-tant de cas d’une belle Opaleque du Diamant. Les Romainsla mettoient à si haut prix , quele Sénateur Nonius aima mieuxêtre exilé de fa patrie, que decéder son Opale à Antoine quila lui demanda. L’eclat brillantde ces pierres dépend de la ré-fraction des rayons de lumière quife fait à la surface. L’art rival dela nature, dans la conrrcfactiondes pierres précieuses, ne parvientà imiter celle-ci que très-dissicile-mqnt. On en a cependant apportéune factice d’Egypte quia trompel’œil des Jouaillers du Levant, siexperts dans cette connoissance.
OPASSUM. Voyez Didf.iphh.
OPIUM. C’est le nom du juscondensé tiré par incision des tètesde Pavots d’Inde. Le plus pur esten gouttes blanches. II nous vientde la Grece, d u Royaume de Cam-baie 8c des environs du Grand-Caire en Egypte. II y en a de noir8c de jaune. L’Opium des bou-tiques n’est que du Méconium ,qui est le jus de toute la plantetiré par expression. Les Turcs gar-dent pour eux le véritable Opium.On prétend qu’il inspire la vigueur8c la joie. Les Turcs n’en fontcependant pas un usage immo-déré, comme on le pense. Ceuxqui en prennent font regardéscomme des débauchés. Quoi qu’ilen soit, l’u sage de l-’Opium aquelquefois les fuites les plus fu-nestes. II conduit à la mort p aïla voie du sommeil. Pris avec ex-