Buch 
Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
Entstehung
Seite
388
JPEG-Download
 

z88 ' PER

On trouve fréquemment dans les«aUx dormantes de ces vers aqua-tiques qui s’habillent avec la Len-tille d’eau, taillée, coupee enquartes réguliers ôc ajustée boutà bout.

Perles. Au mot Nacre de Per-les , on a dit d'ou le tiroient cesconcrétions pierreuses, concen-triques, calcaires, dissolublcs auxacides & d'une saveur terreuse.On en trouve aulli, mais tres-rarement, dans le corps mêmedes Huîtres, ce qui a fait regar-der ces substances comme une es-pece de bézoart. On en distinguedeux especes, les orientales , ( ceiont les plus belles,) & les occi-dentales. Elles font naturellementblanches, lorsque les Huîtres'nefont point attaquées de maladie.Celles qui font jaunâtres, ouplombées, ou verdâtres, ou noi-râtres, doivent leur couleur, soita la maladie de "Huître , soit auterrein vaseux, soit enfin au sé-jour des Huîtres en tas fur la côte.On nomme Perles barroques cellesd'une forme irréguliere, telles quela plupart de celles qu on tire desMoules du Nord Ôc de Lorraine.Linnoeus a trouvé le secret de fairegrossir les Perles. La découvertede ce Naturaliste Suédois lui afait donner la noblesse 8c la fa-culté de fe choisir un successeurdans les différentes places qu’iloccupe. L'on a remarqué que lesMoules piquées par les Scolopen-dres marins, contenoient les plusgrosses 8c les plus belles Perles.L’usage des Perles pour le luxe& la parure des femmes , en a faitun très-gros objet de commerce.Colliers > bracelets, pendants d’o-xcilles, coiffures, ajustements,toutes ces parures introduites parJe caprice , adoptées par la mode,perfectionnées par l'art 6c le goût,font des bijoux de toilette faitspour ajouter aus grâces de la

PER

beauté & pour y suppléer. Le*Lames de Perse Sc les Indiennesachetent les Perles au poids del’or. Le Roi d'Espagne destina,par dévotion , les plus belles Per-les a J’oruement des Eglises. Onvolt á la Guadeloupe une statuede la Vierge toute habillée dePerles , de Rubis 6c d'Emeraudes.En France , le prix des Perles feréglé fur celui des Pierreries. Onignore ce qui a pu donner lieu aubruit populaire , que l’estomacd'un Juif a plus que celui d’unChrétien ou d'un Mulultnan, lafaculté de nettoyer les Perles, enleur donnant plus de poids. Lafacilité q u a la Perle de fe dissou-dre , fait qu’on ne n rencontre ja-mais de bien conservées dans lesanciens tombeaux.

PE1ÍOUASCA. Cette especede Belette que l'on volt en Rus-sie, en Pologne , habite les bois,s’y creuse un terrier. Sa peau blan-châtre marquée de ceintures d’unjaune roux , est recherchée commeune très-jolie fourrure.

PERROQUET. Ces oiseauxétrangers nous viennent d’Amé-rique, plus encore que de l’A-írique 6c de l’inde. 11s marchentdifficilement, s’aidenr de leur becpour grimper, vivent de grains 6cde fruits murs, fe plaisent furieMuscadier, tiennent leur nour-riture dans une patte pendantqu'ils mangent, cassent dans leurbec , dont la partie supérieure estseule mobile , l'écorce du fruit laplus dure, mangent la graine pur-gative du Carrhame fans être in-commodés, deviennent des peint-res de graisse lorfqu’ils fe nour-rissent de prunes de Mombain »de Goyaves & de Cachiments,

font tant de dégât dans les champs,qu’on fait garder les moissons pardes enfants. La graillé d<6 Cotonles enivre , 8c cause cbez eux les

roernss «ffets» su* i’Rommç