Buch 
Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
Entstehung
Seite
415
JPEG-Download
 

POI

Lc plaisir des Grands est d’avoirde petits étangs profonds rem-plis de ecs poissons, Au coupdulìiìlct, on voir la troupe brillantelé jouet à la surface de i’eau, sedisputer la nourriture qu'on leurjette. A feutrée de fhiver, pourconserver ces poissons délicats Scjouir du plaisir de les voir, onles pèche avec un filet. If attou-chement de la main les feroit pé-rir. On les met dans des vasesdont on change l'cau fréquem-ment. On a transporté de cespoissons en France ; ils s'y élè-vent Sc s’y conservent très-bienavec de petits foins. Ce qu’onremarque de singulier dans cetteefpece, c’est la forme de la queuerepliée comme la queue d’unePoule , les narrines doubles Sc lesdents placées à feutrée du gosier.La porcelaine qui nous vient dela Chine, potte la figure assez res-semblante de ce poisson. L’esprit-de-vín lui fait perdre ses bellescouleurs : on les conserve en lesfaisant dessécher avec précaution.

Poisson d’or du Cap de Bonne-Espérance. II ne paroît sur lesbancs que depuis le mois de Maijulqu’au mois d’Août. Sa chairnuancée de blanc Sc de rouge ,est très-délicate.

Poisson farine. Ce poisson estdans certains temps en si grandequantité , que les Chinois lesprennent par quintaux d’un coupde filet. C’est un mets fin Sc dé-licat.

Poisson fétiche. Nom d’ttn tres-beau poilîon fort respecte desNegres d’Afrique, fur le borddu Niger. Ils lui rendent un culteparticulier , comme l’interpretede leur divinité.

Poisson Juif.V oy. Marteau.

Poisson pétrifié. II est rare d’entrouver. Les empreintes font plusou moins altérées ; mais l’on trou-YC sauunuaúncnt des arêtes, na-

POI 4 IJ

geoires, écailles & autres partiesdevenues fossiles & minéraliféesdans le sein de la terre & dansies carrières. Voyez Icìhyohihes,Clojsopctres , Turtjuoifc , Crapau -dtne , Ivoire , fossile.

Poisson rouge. On en voit ,mais rarement, dans les mers del'Amériquc , qui pèsent jufqu’àquarante livres. Lents oeufs &leur chair font d’un très-bon goût.Les Poissons rouges dont on em-bellit depuis peu les bassins denos jardins, font plutôt des escpeces de Doradesi voyez ce mot.

Poisson de S. Pierre. V. Doríe.

Poisson stercoraire. II est ainsinomme à cause du goût qu’il apour le voisinage des latrines &pour les ordures dont il sc nour-rit. Ray dit ce poiílbn bon à man-ger. Un tel mets, fut-il le meil-leur du monde, ne doit gueresexciter f appétit.

Poisson volant. Nom donné àplusieurs elpcces de poissons qui,à l’aide de leurs nageoires largesSc membraneuses, s'clevcnt horsde seau Sc volent quelque tempsdans l’air, tels que lc Milan ma-rin , ou Faucon de mer, P Hiron-delle de mer , le Muge volant , l'Exo-cet , ou Hionis , Lee. Ces poiflbnsn'habitent qu’entre les deux tro-piques, Scs’élancent hors de seauquelquefois par centaine pour fedérober à la vivacité des Dau-phins & des Goulus de mer. Leurvol est assez soutenu tant que lentsailes ou nageoires font mouillées.Mais lorfqii’ellcs ont été dessé-chées par le mouvement rapideSt par fimpression de l’air, ils ren-trent dans leur élément. Dansl’air ils ne font pas moins expo-sés que dans la mer. Les oiseauxde proie font pour eux des enne-mis aussi redoutables que les plusgros poissons. Pour les éviter, ilsrentrent dans la mer, ou sautentsur les vaisseaux, fe mettent fur