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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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infecte court très-vîte fur la sur-face des eaux dormantes, des ma-res , des bassins, ils s’accouplentsouvent avant d’avoir des ailes ôcdes étuis. 11 ne faut pas la con-fondre avec la Punaise aiguille quicourt moins vite. II y a encoreune infinité d’autrcs Punaises pluspuantes les unes que les autres,fur lesquels on n’a donné jufqu’àprésent que des descriptions.

PURAQUE. Efpece de Tor-pille du Brésil. Elle cause un en-gourdissement subit dans les mem-bres lorfqu’on la touche. Elle perdcette qualité lorfqu’elle est cuite.On la mange sans aucun danger.

PURETTE. Poudre magné-tique qui se trouve près de Gê-nes dans un lieu sec nommé Mor-tuo. Elle est noire, brillante, &plus pesante que le fable. Elles’attache au fer aimanté. Proched’unc pierre d’aimant, elle seremue comme de la limaille defer. Cependant elle ne se rouilleni dans l'eau, ni dans les acides.Les Génois n’en font usage quepour sécher récriture.

PURPURINE. Nom donné aubronze monlu qui s’applique àThuile & au vernis. L’on s’en serten Italie pour bronzer les car-rosses de prix.

PURPUR1TE. Ce font lesPourpres fossiles.

PUTOIS. Cc petit quadrupèdeainsi nommé à cause de son odeurfétide, ressemble du reste à laFouine par son caractère , ses ha-bitudes & son tempérament. Lesclimats tempérés semblent seulslui convenir. C est un grand man-geur de gibier Sc de volailles. Ala ville comme à la campagne ,il vit de rapine. Perdrix, Alouet-tes , Taupes, Rats > Mulots, Pou-les , œufs, Lopins, tout lui estbon. Rien n’est épargné. La nuitil visite fans bruit les greniers,les basses-cours, les colombiers j

PUT

fait main basse fur tout ce qu'i!rencontre, pille, vole, étrangle,met tout à mort, prend son re-pas & emporte le reste pieceà piece pour lui servir de provi-sions. Si le trou qui lui sert depassage , n’est pas assez grandpour enlever son butin, il suceles cervelles & emporte les têtes.Ce brigand n’est pas moins avidede miel. II attaque impunémentles ruches en hiver, chasse lesAbeilles industrieuses de leursmagasins £c mange leur miel. 11lui saur appartement d’hìver &appartement d’été. A l’approchedes froids il grimpe fur les toits,& va se loger dans les greniers.Au retour de la belle saison, ils’établit dans les bois, les fentesde rochers, les terriers de La-pins. Une famille de Putois suf-firoit pour détruire une garenne.Amoureux au printemps, les mâ-les se battent sur les toits , la fe-melle reste à la possession du plusfort qui l’abandonne bientôt pouraller ravager la plaine. Celle-cimet bas dans le grenier trois ,quatre & cinq petits qu’elle se-vré de bonne heure pour les ac-coutumer à vivre d’œufs, desang & de cervelle. Vers la finde l’été vient le moment du dé-part pour la campagne. La petitefamille fe disperse & chacun vavivre a ses frais. Le Putois est dif-ficile à prendre vivant. 11 échappépar son agilité. Son odeur est siinfecte, qu'on n’a pas encore tentéde l’apprivoiser. Son cri ne se faitguetes entendre. Cependant si onhittite, son grognement grave &colere, fe répete souvent. Plusranimai est échauffé, plus il sentmauvais. La liqueur onctueusequi suinte des vésicules voisinesde son anus, vient en plus grandeabondance. Sa chair est d’un simauvais goût, que les Chiensn’en veulent pas manger. Raie-