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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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ment fait-on usage de sa peautoujours odorante.

Putois rayé, ou Putois puantde 1‘Amérique. II est aster com-mun au Nord de ce continent.

PYLORIDES. Nom donné auxcoquilles bivalves de mer, tellesque les Pinnes marines, les Tel-lines, les Pholades, 6cc. dont labouche est béante, ou ne fermepas exactement.

PYRACANTHA.V.Nefliek..

PYRETHRE. La fleur de cetteplante dure tout l’été. Sa racineest acre 8c brûlante. On l’appelleracine falivaire, à c anse de l’ef-fet qu'elle produit par la masti-cation. On s’en sert à cet usagedans les maux de dents, les ca-tarres, obstructions , &c. Elle en-tre austî dans la composition d uvinaigre. On vend dans les bou-tiques deux autres racines fousle même nom. Celle dont il s’a-git ici nous vient de Tunis parla voie de Marseille. Elle n'a pointd’odeur.

PYRITES. On comprend sousce nom les substances plus oumoins sulfureuses ou arsenicales,ou vitrioliques, toujours accom-pagnées d’une matière terreuse,ôc chargée de cuivre 8c de feren différentes proportions. Un descaractères de la Pyrite est de fairefeu avec le briquet, 8c de fe dé-composer à Pair. On trouve sou-vent dans le sein de la terre desveines de Pyrites immenses &cprofondes. Leurs différentes va-riétés font occasionnées par lacombinaison des minéralifateurs.Ainsi dans la Pyrite sulfureuse,le soufre domine j austî le feuqu'elle donne avec l'acier, est bleu8c d’une odeur fétide. Elle se dé-compose , s’cnflamme à Pair,augmente de poids en tombanten effloresccnce, 8c produit descristaux de vitriol. La Pyrite cui-vreuse plus tendre, donne moins

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de feu avec le briquet. Ses crysi-taux font vitrioliques, d’un verdbleuâtre. Les Pyrites arsenicalesrésistent aux impressions de Pairôc du feu. Les étincelles qu’onen tire avec le briquet, ont uneodeur d’Ail. La plupart font fusiceptíbles d’un beau poli. De cenombre font les MarcaJJìtes ,• voy.ce mot. On appelle Pyrite alumi-neuse , celle qui, par efflorefcence,donne des crystaux d’alun. Peude fer, beaucoup de soufre, fa-cilitent son inflammation à Pair.Les Pyrites martiales varient pourl’e'clat 8c la couleur, donnent peude feu avec l’acier. Comme ellesne contiennent point de soufre ,ou que ce minéralisateur n’est pasuni au fer, elles résistent davan-tage aux impressions de Pair. Engénéral les Pyrites contiennent unpeu d’arsenic. La facilité qu’ellesont dc s’enflammer par le contactde Pair humide ou de Peau, afait croire aux Naturalistes quecette décomposition, cette in-flammation , dan s les lieux souter-reins remplis d’air Sc d’eau , fontla cause de la chaleur des eauxthermales, le principe colorantdes marbres, argille, fluors, cris-taux, la cause des mouffettes 8cautres vapeurs, si funestes , parleur explosion, à ceux qui tra-vaillent aux mines, la cause enfindes feux souterreins, des volcans,des tremblements de terre , 8cc.Inexpérience a appris que les mi-nes fans Pyrite font fans chaleur,8c que les mines pyriteuses ancontraire font plus ou moinschaudes, fur-tout en été. L’é-tude des secrets de la nature dansles entrailles de la terre est fansdoute la plus hardie , mais aussi laplus belle 8c la plus élevée. La ma-tière est vaste , le travail s’y fait engrand. L’ouvrage frappe les yeux ,ravit d’admiration ; mais la mainde rOuYiier est invisible.

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