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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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Q UARTZ. C’est une pierredure, la plus pesante île tou-tes , inattaquable aux acides, fai-sant feu avee l’acier, se brisanten morceaux brusques, point sus-ceptible de poli , quelquefoistransparente > quelquefois opa-que , d’un coup d’œil gras quandelle est blanche, souvent coloréepar divers accidents minéralogi-ues. Le Quartz ne fe détruitans l’eau que par le frottement ;mais il ne s’y aitere pas. A l’air,la surface extérieure se changeaprès un très-long temps en unepoussière blanche, & celle quitouche la terre en une espece d'ar-gille ; mais dans l’íntérieur de laterre cette pierre fe décompose enmille façons différentes. Elle estl’origine de presque tous les cail-loux. On la trouve eu blocs furles hautes montagnes, en mor-ceaux inégaux, mais anguleuxvers le milieu, Sc en caillouxronds dans les lieux où elle a étéchâtiée. II s’en rencontre fré-quemment dans les mines, & sou-vent elle y tient le métal empri-sonné. Les Nomenclateurs ontdonné au Quartz autant de nomsqu’il a d’apparence. On RappelleQuarts grenu , ou engrenais , quandles grains qui le composent sontcolorés. Le Quarts gras est tineheureuse rencontre pour les Mi-neurs, parec qu’il annonce quel-que métal précieux. Le Quartslaiteux est presque la même chose ;il a le coup d’œil moins gras. LeQuarts coloré n’a pas le coup d’œílgras , à moins qu’il ne soit couleurde rouille, couleur qu’il a très-fcuivcnr. Alors il paroît quelque^fois huileux. Enfin le Quarts carié

est un vrai Quartz qui fe trouveen grandes niaises. On s’en sertpour faire des meules de moulin.11 ressemble à du bois pourri Scvermoulu. II est assez difficile derendre compte du procédé em-ployé par la nature pour réduirecette pierre dansl’etat où elle est.Les cailloux ou débris de Quartzfrottés l’un contre l’autre , don-nent beaucoup de feu. Même fousl’eau il paroît plus abondant. Cettepierre, plus commune que l’onne croit, & très-souvent mécon-nue, a été long-temps regardée,çommç fusible. Cependant elleest inaltérable au feu, st on l’ymet lans mélange. On la trouvefréquemment en cristaux, quel-quefois chargée de pyrites ou dematières métalliques. Elle mérited’étre étudiée.

QUAVPECOLLL Ce Blai-reau de la nouvelle Espagne estsusceptible de s’apprivoiler. 11 faitmille caresses à fou maître ; maisil essanéchant pour ceux qu’il neconnoîr pas.

QUERCERELLE, Cerccrclle,ou Crejfelle. Cet cileau de proieest commun en Suede, en Italie,plane très-bien, fait la guerre auxRats, Mulots, Souris. Quelquespersonnes l'ont dressé au vol duMoineau Sc du Merle. Le mâleest si tendrement attaché à fa fe-melle, qu’il fait des cris Sc plain-tes continuelles lotfqu’íl s’abfenteou qu’il a le malheur de la per-dre. La femelle fait son nid dansles lieux les plus élevés, commeles clochers, les tours. Elle pondquarte œufs, peints de couleurrougeâtre. Ordinairement la pontedes oiseaux dc proie n’est que dç