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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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44* QUI

Quinquina aromatique. "VoyezCascarille.

QUINUA. Les Indiens met-tent les feuilles dc cette plantedans leur potage. La graine sertà nôurrir les volailles. Elle hâteleur ponte. On en prépare uneboisson semblable à celle que l’onfait avec le llìed de Turquie.

QUIOQUIO. On retue cettehuile concrète du Palmier Aouara.

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QUO

QUIS. Ce nom est donné parles Mineurs à une pierre vitrio-lique.

QUOGELO. Nom donné parles Negres de la Côte d’or au Pan-golin & au Thata%in j voy. ces mots.

QUOJAVORAN. Ce grandSinge de TAfrique - susceptiblede rendre les mêmes services qu’unesclave, paroit être V Orang-Ou-tang S voyez ce mot.

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RAB

ABETTE. Voyez Colsa.RACINE de Florence. V.

Iris.

Racine vierge. Nom d’une ra-cine purgative, qui se vend chezles Apothicaires fous le nom deSceau de Notre-Dame. Ratissée,pilée £c appliquée fur les contu-sions, elle dissipe en un instant lesang extravafé. Un cataplasme decette racine pilée avec de la bousede Vache Sc du vinaigre, est,dit-on , un calmant dans les dou-leurs aiguës de la goutte.

RADIEUX. La chair de cepoisson des Indes orientales esteu estimée des habitants d'Ant-oine , qui s’en nourrissent. Sçsyeux font rayonnants.

RADIS. On donne ce nom àune forte de petite Rave de laforme du Navet, & d'un goûtpiquant qui excite l’appétit. C’estaulîî le nom d'une petite coquilledu genre des Tonnes.

RAIE. Poisson de mer plat Scde bon goût, dont la partie supé-rieure est armée de pointes pi-quantes, fur-tout vers la queue.II nage fur fa largeur, dirige sesmouvements avec les nageoires defa queue , regarde de côté , fré-quente les rivages bourbeux &fangeux de la mer, vit de peti,ts

RAI

poissons, ne dépose qu’un oeufou deux à la fois. L'ovaire estplacé de maniéré que chaque œufqui fe détache, s’habille d’uneefpece de coque avant de sortirdu ventre de la Raie. La chair dece poisson trop fraîche > est dure& indigeste, & sent lé sauvagin.Audi n’est-elle pas bonne à man-ger fur le bord de la mer ; maistransportée vu gardée quelquetemps, c’est un bon mets d’hi-ver. On fait en France beau-coup de cas du foie , sur tout decelui de la Raie bouclée; il estmoins estimé en Hollande & enAngleterre. II y a différentes for-tes de Raies , la Ronce, la Paftenague , l’ Altavele , V Aigle , laTorpille , Y Ange , &c. voyez cesmots. I! s’en trouve une efpeceaux Antilles qui a le grouin d’un»Porc Sc deux petits dards auboutde la queue , dont on prétend quela piquure est mortelle , st l’on n’vapplique pas promptement unmorceau de la chair du même ani-mal. 11 y a des Raies d’une gran-deur monstrueuse, témoin celleque 40 hommes eurent de la peineà pêcher en 1754. prés Piste de8 . Christophe. Elle avoir douzepieds de long, dix de large. A 8 e-ram, on volt des Raies dont la