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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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des Vaches se tetter clles-mêmes;elles ne font bonnes alois qu’àengraisser 6c à vendre. Les Va-ches ne doivent s’accoupler quedepuis trois ans jufqu'à neuf. finchaleur dans le printemps, ellesmugissent fréquemment, sautentlut les Boeufs, fur les Taureaux,même fur les autres Vaches. Lesparties génératives font extérieu-rement gonflées. Elles reçoiventalors avec succès l’approche duTaureau. Le seul attouchementdu Taureau bistourné y cause desvenues qu’on détruit avec un ferronge. Une Vache porte neufmois, avorte si on ne la ménagepas, met bas avec fatigue , allaiteIon Veau , 6c fe laisleroit épui-ser , si l'on n’avoit foin de l'enséparer au bout de cinq ou sixjours. Une Vache commune cou-verte par un Taureau de Hol-lande , donne une Vache qui réu-nit le double avantage de four-nir du lait toute l’année, 6c demettre bas souvent deux Veauxà la fois. L'eau de mille fleursd’ufage en médecine comme pur-gative, n’est autre chose que Bu-rine de Vache.

Vache marine, ou bête à la gran-de dent. Ces animaux amphibiesont quelquefois vingt-quatre piedsLc plus de longueur. Leurs dé-fenses plus belles que l'ivoire fontarquées en sens contraire de cel-les de l’Eléphant. Elles leur fer-vent à gravir fur les montagnesde glace , fur les rochers, à pio-cher le limon de la mer où ilscherchent des coquillages. Ce fontdes armes offensives 6c défensi-ves. Ces animaux d’un natureldoux, ne fuiroìent pas la présencede l’hommc ; mais poursuivis cruel-lement , ils font devenus sauva-ges, 6c n'habitent plus que lesmers du Nord les plus isolées.On en voir beaucoup dans la merd; Kawíshatka. Ils vivent en so-

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cìété. Chaque famille est réunie.Les plus forts veillent à la con-servation des plus foibles. Lesjeunes nagent entourés de la trou-pe 8c fous les yeux de leurs mè-res. Elles ont deux mamelles 8cles allaitent. II y en avoit autre-fois des troupeaux prodigieux dansles baies d’Harrisson 6c de Klok.Sans crainte, fans soupçon , ilss'avançoient jusques dans la cam-pagne , y paifloient l'herbe entoute sécurité. Des chasseurs mar-chant de front » leur coupoientla retraite des mers, les tuoientà coup de pique. Ayant les doigtspalmés , ils ne fuyoient quetrès-difficilement. Les monceauxde corps morts formoient des bar-rières. On attaquoit les autres parderrière- On en tuoit ainsi quel-quefois ? ou 400. Ceux qui ontéchappé à ce carnage, font deve-nus plus craintifs. Ils ont instruitles autres par leur exemple à laméfiance. Us ne s’éloignent plusdu bord des eaux, 6c s’y replon-gent au moindre danger. On vaprésentement les attaquer au mi-lieu des mers. On leur lance unharpon attaché à une corde, &con les traîne fur le rivage. LesVaches marines viennent secou-rir celle qui est attaquée, s’élan-cent fur la corde , tâchent de dé-tacher le harpon. Rien alors neles effraie. Elles entrent en fu-reur, courent fur la barque, larenversent, fondent furie pécheur8c le mettent en pieces. Les La-pons , les Danois leur font laguerre pour s’emparer de leursdéfenses d’ivoire & de leur graisseni est aussi utile que l’huile dealeine.

VACOS. II paroît que c’est lamême cfpece que la fourmimineuse des Indes. Orientales. Voy.ce mot.

VAG 1 TANUS. Les Romainsavoient des Pieux pour tous les