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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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V AI

âges, pour toutes les vertus , pourtous les vices, pour toutes les ac-tions humaines. Celui-ci prési-doit aux cris des enfants.

VAIRON. Ce petit Goujon feplaît fur le fable dans les endroitsoù il y a peu d’eau.

VAISSEAU de mer, ou deguerre. Cette efpece d’Albatrafsde la Jamaïque, est remarquablepar la structure singulière de sonbec. II fe nourrit Le fait bonnechere de la pêche des autres. Dèsqu'il apperçoit quelques oiseauxhabiles pêcheurs portant au becleur butin, il vole, s'élance fureux avec la rapidité d’un trait, Leattrape adroitement leur proie àl’instant où saisis de frayeur, ilsla laissent tomber.

VALERIANE. Les diversesefpeces de cette plante abondenten sels volatils Le font sudorifiques,alexiteres Le antiépileptiques.

VAL1SNÉRIA. Cette planteprésente une particularité qui luiest unique. Elle tient par sa ra-cine au fond des eaux, Le croîtdans des fleuves dont les eauxfont sujettes à hausser Le baisser.La nature de la plante deman-doit que fa fleur de forme deJafmin , fe maintint à la surfacedes eaux pour se développer Scfructifier. A cet effet, cette fleurest portée sur une tige tournéeen spirale, qui s’allonge ou feraccourcit.

VALLI. Cet arbrisseau des In-des vit cn parasite. II s’attache furles arbres voisins,s’y nourrit. Onfait des cordes avec son ecorce.

VAMPIRE. Voyez Chauve-Souais.

VANCOLE, ou Vancoho.'L.zmorsure de cette efpece de Scor-pion de Madagascar est des plusdangereuse. On reste pendant deuxjours froid comme glace, Sedans«n état de faiblesse. Les remedesles plus efficaces font la chaleurLe les sudorifiques.

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VANGERON. Ce poisson dulac de Lausanne a un goût quiapproche de celui de la Carpe.

VANILLE. L'arbrisseau quidonne la Vanille étaie sa foiblesseen s’entortillant autour des autresarbres. On distingue trois efpecesde ces gousses dans le commerce.Leur différence dépend peut-êtredu terrein ou du dégré de matu-rité. Les premières grosses, ron-des , font nommées Pompona , ouBova, parles Espagnols, c’est-à-dire , bouffies. Elles ont une odàrtrop forte. Les secondes fine?,minces, longues , d’un aromatedélicieux, les seules qui soientd’usage, sontnommées Vanilles lé-gitimes , ou de leg. Les troisièmesont peu d’odeur; on les appelleSìmarona, ou Bâtardes. Les Va-nilles nouvelles font quelquefoisenduites d’un sel blanc. C’estle sel essentiel qui txanssude dufruit : ce ne sont pas les plusmauvaises. Celles de S. Domin-gue n’ont presque pas d’odeur.Les plus délicieuses viennent duMexique, du Pérou. La Vanillede l’indostan est d’une grosseurmonstrueuse, Sc n'a qu’uneodeurde Prunes. On fait la cueillettedes Vanilles .cn Novembre & Dé-cembre. On les enduit d’huile deCacao pour les empêcher de serider. On les met par paquetsqu’on laisse sécher à l’ombre.Comme la Vanille est un aromateprécieux , on la falsifie quelque-fois au Mexique. On ouvre lesgousses, on en ôte la pulpe aro-matique, cn les remplit de pe-tites pailles, on réunit les deuxmoitiés avec un pcu.de colle. LaVanille se desteche Sc perd saqualité en vieillissant ; on la ré-tablit quelquefois en la mettantdans de l’huile d’amande doucemêlée avec du stotax & du bau-me du Pérou. Cette supercherieest assez difficile à reconnoîtte.

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