Buch 
Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
Entstehung
Seite
549
JPEG-Download
 

VAS

l’Etrurie , Colonies des Lydiens ,sont d'unc terre brune rougâtre.On en voit beaucoup dans lescabinets d’Italie. Plusieurs de cesvaics sont ornés de peintures al-légoriques , dont les seules cou-leurs font le noir, le jaune & leblanc. Ils contiennent à peu prèscinq ou six pintes.

VASES à boire. L’homme re-çut des mains de la nature lespremiers vases à boire. Une sim-ple corne de Bœuf fut fa pre-mière coupe. Le goût se raffina.Le luxe en introduisit d'or, d’ar-gent, de crystal, de pierres pré-cieuses. Mais on conserva long-temps , du moins à peu prè?, laforme des vases de nos premiersperes. II fut un temps où cesvases en forme de corne, étoientpercés à leur extrémité, ce quiobligeoit le convive d’y porter lamain ou le doigt, lorsqu'on luiversoit la liqueur, & le mettoitdans la douce nécessité d’avalertout jusqu’à la derniere goutte.

Vases antiques. Ils diffèrent parleur forme , leur grandeur , leurmatière Sc f u sage auquelils étoientdestinés. On en voit de corne,de bois, de pierre , de marbre ,d ivoire , de terre cuite, d'agate,de crystal , de porcelaine, &c.Les uns étoient destinés aux sa-crifices, d’autres aux funérailles,d’autres à l'ornement des buffets,d’autres à l’ufage de la table. Lesreliefs, les incrustations & lesornements curieux dont quelques-uns de ces vases font décorés ,nous donnent une haute idée dutravail des anciens. On ne sc lassepoint d’admirer la simplicité, ladélicatesse , la belle proportion,le goût & l’élégance des trois Va-scs antiques d’agate conservés autrésor de l’Abbaye de S. Deniscn France.

Vases mirrhins. Ces Vases con-nus à Rome après la défaite de

VAT ;45

Mithridatc par Pompée, devin-rent un nouvel objet de luxe.11s étoient rares. On en voulutà tout prix. On vit des Romainspayer ces vases fragiles jusqu’à710 mille livres de notre mon-noie. On n’a jamais été d’accordfur la matière de ces vases. 11y a lieu de penser que c’étoit unproduit de l’art, une efpece deporcelaine précieuse. 11 n’y a sortede folie qui ne passe dans l’eí-prit humain. L’Empereur Néronn’eût pas rendu de plus grandshonneurs aux cendres d’un hérosqu’il en rendit aux débris de sesvases mirrhins. II recueillit jusequ’aux plus petits fragments deces vases brisés, & leur fit érigerun tombeau avec le plus grandappareil.

VATMAR. Voyez Bergero-

NETTE.

VAUTOUR. On compte jus-qu’à onze especes différentes dpces oiseaux de proie. On en voitdans presque toutes les partiesdu monde. Ils habitent de pré-férence les montagnes. Leur ca-ractère féroce & carnacier se re-connoît à la forme de leurs becscrochus, & de leurs ongles acé-rés. Ils font leurs nids dans leslieux solitaires , fur les arbres lesplus élevés des forêts, poursui-vent leur proie au vol & à lacourse, se nourrissent de sang Scde carnage. L’anciennc Pharma-cie comptoir au nombre de sesremedes plusieurs parties de cesoiseaux , fur-tout leur fiente. Maisla sage expérience a abandonnéces fausses richesses, ainsi quebien d’autres.

VEAU. C’cst le petit de laVache & du Taureau. On a foinde ne laisser le jeune Veau quecinq ou six jours auprès de famere : plus long-temps, il l’é-puiscroit. II luffit de le laissertetter deux ou trois fois par jourMm }