s o , Traité des Preuvesa contesté Pauthenticité de quelques-unes'des Pieces qu’il a produites, comme des ti-tres émanés de la Chancellerie de nos Roisde la premiere race, dans les temps les plusobícurs’& les plus ténébreux de iTIistoirede France. Ainsi, l’on ne doit pas être sur-pris que l’on ait élevé, fur quelques-unsde ces titres, des nuages qui ne font pasencore entièrement dissipés:mais comme,à parler en général, la plupart de ces diffi-cultés n’iroient à rien moins qu’à répandre,fur tous les anciens monuments, un pyr-rhonisme universel, la critique des réglésétablies parle Pere Mabillon, pour le dis-cernement de ces titres, n’a pas été ac-cueillie favorablement du Public. Si ce pyr-rhonifme étoit une fois admis, il n’yauroitplus rien de certain dans l’Histoire ; ce fe-roit en vain que les uns prendroient la peinede l’écrire, & les autres de f étudier.
L’on doit donc s’en tenir à ce que lesSavants, qui ont examiné ces monumentsavec plus de foin & moins de prévention,regardent comme vrai & authentique. Leurssuffrages réunis & perpétués d’une annéeà l’autre, pendant un long espace de temps,produisent une certitude historique, à la-quelle on doit s’arrêter : quiconque veutaller au-delà, ne peut manquer de s’égaiçr.
Un Historien moderne a donc deax