I del'a Vérité de THistotre. t Zf fënd d’y donner pour vrai ce qui n’est queI vraisemblable.
Ce mauvais goût est passé ; les Nouvel-les hifìoriques ne sont plus à la mode;elles substicuoient à cette vérité, qui estFamé & le fondement de l’Histoire, degfaussetés manifestes, & des suppositionsimaginaires, qui ne peuvent jamais êtrel’objet d’aucune science proprement dite;puisque le savoir consiste essentiellementI dans la connoisiànce du vrai, & que l’igno-! rance elte-même feroit encore préférable^ à toutes les illusions- du mensonge & de[ Terreur.
! Ce feroit donc dénaturer, en quelque! forte, la science de l’Histoire,que d’y ad-i mettre la moindre fausseté : tout ce qui n’est■ pas exactement vrai lui est étranger; c est1 la vérité feule qui constitue son essence.
| On ne lit presque plus aujourd’hui lesi Histoires de Maimbourg & de Varillas,í parce que ces deux Historiens s’écartencf perpétuellement de ce principe,í Le premier écrit avec feu, il entraîneI l’esprit du Lecteur par une véhémence ra-\ pide. Madame de Sévigné s’amuíòit à le
I íire, en blâmant ses portraits de fantaisie,ses allusions malignes, & la longueur dé-mesurée de fes périodes. II avoir lu les Au-| œurs contemporains, & ij ne faut pas croire