de la Vérité de f Histoire. 15diment que Jean, Duc de Bourgogne, fiemourir la Duchesse sa femme,qui lui a sur-vécu , & cent autres bévues de la me msespece.
Ses Histoires ne laisserent pas dëtre envogue pendant plusieurs années; on n’enavoit pas de meilleures : fa narration écoicliée, suivie, & intéreísente, quoique sonstyle soit froid & un peu languissent. Maislorfqu’on eut examiné fes Ouvrages avecdes yeux critiques, leur réputation s'éva-nouit, on cesse de les lire, à l'on fe re-pentit de les avoir admirés.
On n'accu fera pas M. l’Abbé de Vertotd’avoir donné dans de pareils excès; maisle respect: que l’on doit à la vérité, ne nouspermet pas de diíîìmuler,qu’il n'est pas tou-jours exactement vrai dans toutes les cir-constances qu’il rapporte de la Conjura-tion de Portugal , dont il a fait l’Histoire.Cet Ouvrage, qui fe fait lire avec tant deplaisir, fut le premier estai de ce célébréHistorien; & cet estai fut regardé avec rai-son, comme un chef-d’œuvre, pour labeauté du style & pour les agréments dela narration. II feroit à desirer qu’il le fûtégalement pour l’exactitude & la vérité desfaits : mais il rapporte plusieurs circonstan-ces qu’il a imaginées, ou qu’il n’a pas pui-sées dans les meilleures sources. C’est ce