42 Traité des Preuvessont, par rapport aux motifs de îa guerre& aux négociations de la Paix, les Lettresdes Ministres qui ont eu le plus de part àla confiance des Princes. C’est ainsi quel’on découvre les vues d’Henri IV dansl’affaire du Marquisat de Saîuces, & danscelle de son absolution, par les Lettres duCardinal d’Oiïàt, Lt par celles du Cardinaldu Péron ; les causes & les motifs de la Paixde Westphalie, par les Dépêches du Car-dinal Mazarin, & par celles des Plénipo-tentiaires qui traitoient à Munster & à Of-nabruk; les vrais defleins de la France à laPaix des Pyrénées, par celles que le Car-dinal Mazarin, qui négocioit avec DomLouis de Haro, écrivoit à la Reine mere,& à M. le Tellier, pour leur rendre comptede ce qui fe paífoit aux Conférences.
Un Historien qui travaille fur de pareilsmonuments, ne doit pas craindre de fetromper, ni de donner au Public des faus-setés & des mensonges pour des réalités.
Mais que peut-on penser d’un hommequi, en écrivant l’Histoire, croit pouvoirpénétrer, par des conjectures & par dessoupçons souvent imaginaires, jusques dansl’inrérieur du Cabinet des Princes, qui nepeut être bien connu que par ceux qui ysont admis ?
„ La plupart des réflexions politiques