áe la Vérité de VHìfìoire. 43„ de nos Historiens, dic le Pere Daniel,
„ font fondées fur les événements, & jeI „ n’y ajoute beaucoup de foi, que lorsque„ j’ai des preuves qu’ils on c été bien in-„ formés des secrets du Cabinet; choieí „ très-rare à l’égard de ces Ecrivains qui ^,9! pa *’í ,, n’ont été ni du Conseil, ni dans les Né-
I ,, gociations, ni dans les Armées de ces
1 „ temps-là.
| Quelle confiance en ester peut-on pren-j dre dans un Historien qui, n’étant jamaisj sorti de son cabinet ou de son Cloître, pré-tend nous dévoiler, par fes propres lumiè-res, les mystères les plus cachés de la po-litique d’un Prince qu’il n’a jamais vu, &dont la Cour Lit le Conseil ont toujours étépour lui un sanctuaire inaccessible ? II a pusavoir les faits qui onc été publics, mais iln’en connoît pas les causes sécrétés ; il estdonc obligé de les tirer de son proprefonds : il nous les débite telles qu’ii les aimaginées, & il met hardiment fur lecompte des Princes & des Ministres, desmotifs auxquels ils n’ont jamais pensé : ilattribue à des vues d’intérét très-vastes outrès-fubtiles, à des réflexions très-profon-des & très-compliquées, des résolutions quiauront souvent été prises par hazard ou parcaprice.
Les Italiens, qui ont tous un goût naturel