de la Vérité de l'Hìftoire. 69autres, fans aucune exception, ont été su-jets à Terreur, & souvent même à des er-reurs très-groffieres.
Témoin Amyot, ce fameux Traducteurde Plucarque, qui a pris de la moelle depalmier , pour de la cervelle de cet oi-seau fabuleux que Ton nommoit phénix ;témoin le docte du Cange, qui ayant lu,dans un vieux Manuscrit, un Règlementqui commençoit par ces mots : Si quisClericus aulaïeus , avoit cru bonnementque ce mot aulaïeus , étoit mis pour au-licusijk qu’il fignifioit un Ecclésiastiqueattaché à la Cour par un emploi d’Aumô-nier ou de Chapelain. II fallut qu’un au-tre Savant lui fît remarquer, que c’étoitévidemment une faute de Copiste, & qu’ilfalloit lire : Si quis Clericus aut Laïcus;ce qui vouloir dire, que le Règlement re-gardoit les Laïcs comme les Ecclésiastiques.
L’illustre Abbé Fleury, Auteur de lameilleure Histoire Ecclésiastique qui ait étéécrite en François, étoit certainement unhomme très-habile & très-laborieux; ce-pendant il a cru que le Pape Adrien II,donna au Roi Lothaire, quand il partit deRome, une lionne, une palme & un scep-tre. Ce présent d’une lionne a quelquechose de fort singulier; on ignoroic queles Papes de ce temps* là entretinslènt une