de la Vérité de l'Histoire. 85
3 0 . L’Auceurde l’Histoire de Louis XIV,publiée par M. de la Martiniere, croieavoir faic une belle remarque, en disantque le Maréchal de Guebriant, qui mou- t. i.rut en 1643 , étoit le seul Officier Breton P a s- - 4 -qui jusqu’alors eût été honoré de la dignitéde Maréchal de France. Est-ce que Jean& Pierre deRieux, pere & fils, qui furenttous deux Maréchaux de France, n’étoientpas Bretons; &n’avoient-ils pas été hono-rés de cette dignité long-temps avant quele Maréchal de Guebriant vîntaumonde?
Erreurs fur les circonstances. Plu-sieurs Historiens, en racontant l’aílaffinatde François de Guise, par Poltrot, y met-tent une circonstance très-fauflê, quand ilsdisent que le coup de pistolet qu’il lui ti-ra, l’atteignit au défaut de la cuirajfe.
Ils ont supposé que les balles qui pasièrentau travers du corps, n’auroient pas pu per-cer la cuirafie par devant & par derriere ;
& ils en ont conclu qu’il falloit que le coupeût porté au défaut de cette cuirasse : ils n’oRtpas fait attention que le Duc de Guise n’a-voit point alors fa cuirasse. La Relation del’Evêque de Riez, qui assista ce Prince à lamort, dit expressément, qu'ilavoit quittéson harnais pour fe rafraîchir , nom-mément son corps decuiraste , qu'il avoitporté tout le jour.