io6 Traité des Preuvesétoit plus que créer le monde : que leRoi n'ofoit toucher à la Reine fa mer c,non plus qu à l'Arche; & qu il n arrivejamais plus de deux ou trois rechûtesaux grandes maladies, fi les partiesnobles ne font attaquées.
Essai sur On ajoute " que presque toutes les ha-r^à'I „ rangues étoient dans ce style, que c’é-ià „ toit encore une des moins mauvaises„ que l'on prononçât alors ; que ce faux„ goût, qui régna fi long-temps, n’ôtoic„ rien au génie du Ministre, & que le gé-„ nie du Gouvernement a toujours été„ compatible avec le faux goût & le faux„ bel esprit.
II n’y a qu'à rapprocher ces deux asser-tions ; l’une servira de réponse h l’autre.
II y a encore une autre objection quel’on a beaucoup fait valoir, & qui mérited’être discutée ; c’est celle qui est prise del'endroit où le Cardinal recommande laehafieté à Louis XIII. Est-ce, a-t-oodit, “ un discours bienséant dans la bou-„ che d’un Ministre, qui avoir eu publi-„ quement plus de maîtresses que son Maî-„ tre, & qui n'étoit pas soupçonné d’être„ aufîì retenu avec elles.
On ajoute “ que Louis XIII, Prince„ dévot & scrupuleux, avoir plus que de„ Taversion pour les galanteries du Cardi-