de la Vérité de l'Hìfloìre. 1 05Roi, qui suivit d’aífez près cette entrée»L’une n’auroit pas suffi sans doute pour lemettre en état de faire au Roi de si ma-gnifiques promefies ; mais l'autre suffisoitseule pour factoriser à les faire, & pourlui donner le pouvoir de les exécuter. C’estd’ailleurs un fait constant, que le Cardinal,avant que d’être déclaré premier Ministre,avoir déja cette grande part à la con-fiance du Roi , qui le mettoir en état detout entreprendre.
On a soutenu qu’il n’est pas vraisembla-ble qu’un homme d’Etat qui se propose unOuvrage auffi solide, disette le Roi d'Es-pagne , en favorisant les Huguenots ,avoit rendu les Indes tributaires de Ven-fer ; que les gens de Palais mesurent laCouronne du Roi par sa forme , qui ,étant ronde , n a point de fìn; que leséléments n ont de pesanteur , que lors-qu'ils font dam leur lieu , &c; & centautres absurdités pareilles, dignes d’un Pro-fesseur de Rhétorique de Province, dansle sixième siecle, ou d’un Répétiteur Irlan-dois qui dispute sur les Bancs.
Mais l’on avoue, d’un autre côté, quedans un Lit de Justice tenu l’an 1634, leCardinal, parlant en qualité de Ministre &de Pair de France, prononça une haran-gue, où il dit \Queconvertir une ame ,
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Essai sorl'Hiltoi-rc géné-rale.