de la Vérité de l'Histoire. 11 Zelles eussent été aussi publiques & aussi écla-tantes que l'on a osé le soutenir?
Jusques ici les objections proposées con-tre l’authenticité de ce Testament, tendentuniquement à prouver que le Cardinal n’apas pu en être l’Auteur; & conséquemmentles réponses que l’on y a faites, prouventuniquement qu’il peut être de lui. Ilfalloitencore montrer qu’il en est l’Auteur, parceque 11 l’on établit une fois ce fait par debonnes preuves, la plupart de ces objec-tions tomberont d’elles-mêmes, les omis-sions & les bévues que l’on lui reprochene pourront plus servir qu’à faire voir quece n’cst pas un Ouvrage fans défaut, maiselles ne détruiront pas les preuves qui dé-montrent que c’est lui qui l’a composé.
On a beaucoup critiqué le Chapitre quiregarde les Finances, parce qu’on a sup-posé que le Cardinal de Richelieu devoirles entendre parfaitement; mais c’est jus-tement ce qu’il entendoit le moins. L’cFprit de détail & de calcul ne fut jamais sonfort ; il s’en rapportoit fur cette partie duGouvernement, au Surintendant Bullion& au Sieur Tubeuf, qui passoienc pour yêtre fort habiles. On a même un Mémoirede ce Cardinal, qui commence par cesmots : Je n entends pas les Finances ,mais ^ &c.