112 Traité des Preuves,, Dieu, les Evêques n’avoient jamais été„ plus réglés & plus exemplaires qu’ils„ étoient alors, & que la juste appréhen- :„ fion de cette accusation, ne pouvoic tom-,, ber tout au plus que fur deux ou trois„ de tout le Royaume, dans lequel il y en„ avoit cent quinze.
Or,dans la supposition que le Cardinalde Richelieu eût été du nombre de cesdeux ou trois Evêques tnal-vivants , peut-on imaginer qu’il eût osé demandera Romeun Bref pour leur faire leur procès ! :
Cependant le fait est certain; Montchal !en rapporte toutes les circonstances. Le jPape fit d’abord beaucoup de difficultés, ipour éviter de donner le Brefqu’on lui de- jmar.doit. Ce Bref arriva enfin. Le Noncevint ie présenter au Cardinal, qui, voyantque l’on accordoit h la Commission qu’ilvouloir établir, un pouvoir trop limité, ledéchira Ôt le jetta au feu en présence duNonce.
Si M. de Montchal avoit fu toutes lesintrigues galantes que l’on attribue à Ri-chelieu , qu’il traite fort mal dans fes Mé-moires , & dont il releve les défauts avecune sincérité qui va quelquefois jufqu’àl’aigreur, eût-il laissé échapper une si belleoccasion de lui reprocher ces galanteries,qu’il n’aurok certainement pas ignorées, si