138 Traité des Preuvesle témoignage de M. de Thon, c’est qu’iln’avoic aucun intérêt personnel à mettrecet avis fur le compte du Duc de Nevers;an-lien que le fils du Maréchal avoit ungrand intérêt à ['attribuer à son pere, à l’ex-cluíion de tout autre : il le fait afièz sentir,quand il ajoute, que c est un malheurfour la postérité du Sieur de Tavanne ,que ce grand Iíoi Henri IV\ aujourd'huirégnant , ne fait la vérité de ce fait.
Les Mémoires du Maréchal de Mont-luc, qu’Henri IV appelloit la Bible desSoldats , sont écrits avec feu, & contien-nent des détails de ses expéditions mili-taires, très-intéreflànts pour les gens deguerre ; c’est lui même qui raconte ce jqu’il a vu & ce qu’il a fait, & ils ont un air joriginal qu’ils n’auroient pas, s’ils étoient jsortis, comme ceux du Maréchal de Vieille- 1ville, de la plume d’un Secretaire. On y voitque Montluc étoit Gascon, & qu’il aime ]beaucoup à fe vanter.
Les Mémoires de Viileroy ont toujourspalfé pour être de lui, &lestyleenesttout-à-fait semblable h celui de ses dépêches.Ils sont très-instructifs pour lTIistoirede laLigue; & l’on y a joint plusieurs Piccesoriginales tirées apparemment du Cabinetde ce Ministre, qui avoit été Secretaire d’E-tat fous quatre Rois.