de la Vérité de THifîoire. 139
On remarque parmi ces Pieces, le Pro-cès verbal des Conférences de Suresne,où PArcheveque de Bourges défendit lesdroits incontestables d’Henri IV , contreles arguments & les fophismes des Li-gueurs : c est ce même procès verbal queM. de Thou a traduit en latin, & qu’il ainséré tout entier dans son Histoire.
Les Mémoires de Sully font certaine-ment l’ouvrage de fes Secretaires, qui luiadressent par-tout la parole. Ce Seigneurs’étant retiré dans fes Terres, quelque tempsaprès la mort d’Henri IV, leur confia tousles papiers qui a voient quelque rapport hson Ministère, & qu’il avoir eu foin derassembler dans deux grands Cabinets. IIles chargea de les mettre en ordre, & ilsfurent ensuite imprimés, fous le titre bizarred'Economies Royales & politiques , &c.qui fait voir que ces Secretaires n’étoient pasdes gens d’un grand goût. Aussi peut-ondire qu’il s’en faut beaucoup qu’ils y aientmis Tordre & la clarté qu’il desiroit, caril y régné une grande confusion. Les faitsy font mêlés de beaucoup d’inutilités, &de réflexions longues & insipides, expri-mées par un verbiage qui approche sou-vent du galimathias; ce qui fait qu’ils sonttrès-ennuyeux à lire dans le texte origi-nal. Mais on en est dédommagé par un