de la Vérité de l'Histoire. 149là ; mais la question est de savoir, li celui-ciest du nombre, & l’on a les plus fortesraisons de juger qu’il n'en est pas. Le Car-dinal de Retz n’avoit aucun sujet de haïrl’Evêque de Beauvais, qu’il appelle unidiot & une bête mîtrèe : ce Prélat ne luiavoit jamais fait aucun mal.
Quant au Marquis de la Chastre, onfait qu’il étoit de la cabale des importants,que l’Eveque de Beauvais foutenoit de toutson crédit; & qu’il eut mieux aimé le voirà la place de premier Ministre, que le Car-dinal Mazarin. On n’a donc aucune raisonde croire que le témoignage de ces deuxCourtisans frondeurs eût été falsifié parla passion.
On ne peut pas dire non plus, qu’il n’é-toit fondé que fur des bruits populaires,d’autant plus que M. de Brienr.e, qui n’a-voit pareillement aucun sujet de haïr per-sonnellement l’Evêque de Beauvais, &qui certainement nécrivoit pas fur desbruits populaires, dit “ que Potier étoit„ un bon Prélat, qui n’entendoit rien aux,, affaires d’Etat, & que l’on pouvoit ju-„ ger de l’étendue de son esprit sur ce„ qu’il s’étoit vanté qu’il viendroit à bout„ de ces affaires, aussi facilement que de„ gouverner ses Curés.
Voilà un trait qui vaut presque la pro-