de la Vérité de l'Histoire. 153vain si judicieux, s’exprime lh-desïus avecune forte d’incertitude^ il emprunte d’uncôté des Ecrivains Protestants, un grandnombre de faits qui supposent que le mas-sacre étoit une affaire préméditée ; & iiparoît croire, d’après les autres , que larésolution n’en fut prise que peu de joursavant la Saint-Barthelemi.
On apperçoit les mêmes variations dansle récit duPere Daniel. Lorfqu’ii parle descaresiès que le Roi Charles IX lit à l’Ami-ral à son arrivée à la Cour, il dit que ceRoi joua parfaitement son personnage ,& il traite de comédie routes les marquesde confiance qu’on lui donna ; ensuite ils’efforce de prouver que l'on ne fongeoicpoint alors à le tromper & à le faire périr.Mais si le Roi ne pensoit point alors à cequi arriva depuis , il ne jouoit donc passon personnage en carestant l’Amiral ? lesmarques d’estìme & de confiance qu’il luidonnoit étoient donc sincères, au moinspour ce moment, & ne dévoient pas êtreregardées comme une comédi ; P
Les Protestants furent toujours persua-dés que Lignerc'es, favori du Duc d’Anj ou, ne fut astàssiné h Bourgueii, que parceque ce Prince lui avoit révélé le projet dumassacre, & que l'on craignoit qu’i) n’enavertît les Huguenots. >
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