160 Traité des Preuves
guenots, après la blessure de I’Amiral, dé-terminèrent la Cour à le faire périr; &que la feule fureur de la populace fut causeque le malìàcre devint général au grandregret des Conseillers, dit l’Auteur desMémoires ; n’ayant été résolue que la mortdes Chefs & factieux.
Voilà ce que le Pere Daniel appelle desparticularités de cette intrigue. II est diffi-cile de supposer que le fils du Maréchal les jait imaginées de son chef, & il y a grande Iapparence ou qu’elles lui avoient été con- jtées par le Maréchal lui-même, ou qu’il jles avoit tirées des papiers qu’il avoir lais- ;sés à fes enfants, ou qui étoient demeurésentre les mains de fes Secretaires.
Le Duc d’Anjou assura pareillement dansl’entretien qu’il eut avec son Médecin, àson arrivée en Pologne, que l’on n’avoit ;jamais songé à faire venir les Seigneurs Hu- iguenots à la Cour, dans le dessein de les |faire mourir, & que c’étoient eux-mêmesqui avoient obligé le Roi à ordonner le jmassacre, par les menaces audacieuses qu’iisavoient faites après la blessure de l’Amiral.
Í! faut avouer qu’il íèroit difficile de ras-sembler un plus grand nombre de témoi-gnages , de la plus grande force, pour leprouver.
C’est la Reine Marguerite qui l’a enr