i6r Traité des Preuves j
Valence, avoic soutenu dans une harangue fqu’il fie à la Diete de Pologne, que la Saint- jBarthelemi n’avoit point été une affaire pro- ]jettée de longue main, comme le préten- jdoient ceux qui cherchoient à décrier leDuc d’Anjou, pour empêcher lesPolonois ide Délire pour leur Roi. N’étoit-il pas non- 'feulement convenable, mais absolument jnécessaire, que ce Prince, en entrant dans lce Royaume, parlât de cette affaire con-formément aux discours de l’Ambassàdeurde France, qui avoir travaillé si heureuse-ment au succès de son élection? Peut-êtrene faisoit-il à son Médecin qu’une fausseconfidence, sachant que celui-ci ne man-queroit pas df la répandre. Ce qu’il y ade sûr, c’elt qu’il n’auroit pas pu s’expli- jquer autrement fur cet article, fans se per- jdre de réputation dans l’esprit des Polo- ínois, qu’il avoit intérêt de ménager. j
On ponrroit dire la même chose du Ma-réchal deTavanne : peut être savoit-il tropbien comment la chose s’étoit passée pouroser l'avouer; & il ne seroitpas impossiblequ’il eût voulu donner le change même àses propres enfants.
Quoiqu’on en puisse dire, on aura tou-jours de la peine à croire que cet horriblemassacre n’aii pas été une affaire prémédi-tée , & que la paix faite avec les Hugue-