de la Vérité de l'Hijloire. 165l’argent dont il avoir besoin pour gagnerles Soldats, & pour acheter les suffrages daPeuple Romain ; que dans cette vue il pillaplusieurs Villes, des Gaules, quoiqu’ellesse fusiènt soumises íàns aucune résistance àla domination des Romains ; en quoi ilvioloit ouvertement le droit de la guerre,tel qu’il étoit établi de son temps : que noncontent d’enlever tout l’or & tout l’argencdes Particuliers, qu’il traitoit comme desrebelles, quoiqu’ils ne le fusiènt pas, ilenlevoit encore coûtes les richesiès qui setrou voient dans les Temples; ce qui étoicregardé, même à Rome, comme une usur-pation sacrilege. C’est de quoi il n’a eugarde de fe vanter dans ses Commentaires;mais son silence, à cet égard, ne suffiroicpas pour justifier la critique d’Asinius Pol-lio, qui l’accuse d’avoir mal rapporté lesactions militaires où il n’étoit pas, & mê-me celles où il commandoit en personne.Cicéron fait cependant un grand éloge decet Ouvrage , dans son Livre des Ora-teurs illufìres; mais comme il ne l'envi-sage que du côté de l’élégance & de lapureté du style, en quoi il est admirable,on ne peut rien conclure de cet éloge con-tre la censure d’Asinius Pollio , qui ne leconsidéré que par rapport à la vérité desfaits qu’il soucient avoir été altérés & défi-
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