de la Vérité de /’ Histoire. 171eomme premier opinant : on lui en fit desreproches; & il est constant que l’avis qu’ilavoit ouvert, demeura fans effet, quoiqu’ileût été suivi de toute l’afièmblée.
Je ne me souviens pas précisément ,dit-il, de la maniéré dont cette affaires'accommoda : il est évident que c’est iciun oubli affecté. Comment pouvoit-il avoiroublié une affaire auílì personnelle & auíîìintéressante que celle-là, quid’ailleursavoitété publique & connue de tout le mon-de ; & s’il eût été capable d’un tel oubli,quelle idée faudroit-il avoir de ce qu’il ditde toutes les autres? Ne voit-on pas quecet oubli prétendu n'est qu’une pure dé-faite pour ne pas avouer son tort, & pourécarter le reproche d’ingratitude à l’égardde la Reine, que cette affaire lui avoit at-tiré? Elle l’avoit nommé Coadjuteur del’Archevêque de Paris, son oncle ; & àpeine paroîc-il dans une Assemblée en cettequalité, qu’il commence à cabaler contreelle. C’est par cette raison qu’il évite ex-près d’entrer dans le détail de cette affai-re, sous prétexte qu’il ne se souvenoie plusde la maniéré dont elle fut accommodée:car il cherche toujours à se faire valoir,& l’amour-propre qui conduit fa plume,le rend extrêmement suspect dans tout cequ’il dit à son avantage. II s’attribue, en