de la Vérité de íHifìoire. 175est combattu par celui de plusieurs témoinsoculaires, qui s accordent fur les circons-tances d’un même fait; par conséquent,celui du Marquis de Montglat doit êtrecompté pour rien, quand il nous dit, “ que„ le Cardinal de Retz, n etanc point gardé„ (dans le Château de Nantes,) defcen-„ dit par une fenêtre avec une corde dans„ le fossé, où il fe laistà tomber de fort„ haut, & fe bieíîà beaucoupau bras. „ IIest certain que le Cardinal de Retz ne des-cendit point dans le fossé par une fenêtredu Château, mais par un des créneaux dubastion qui environnoit le jardin, où il fepromenoir à la vue d’une Sentinelle qui legardoit; qu’un de fes Domestiques trouvamoyen de mener cette Sentinelle dans unendroit du jardin, d’où il ne pouvoir voirce qui fe paílbit fur le bastion,"en lui pro-posant de boire avec lui une bouteille devin ; que pendant ce temps-là, le Cardinaldescendit très-heureufement dans le fossé,par le moyen d’une corde , fans fe faireaucun mal, quoique le bastion eût plusde 40 pieds de hauteur ; qu’enfm fa chuten’arriva que dans le Fauxbourg, où fortcheval s’abattit fur le pavé. Toutes ces cir-constances font prouvées par le témoignageuniforme du Cardinal & de Joli ; ce fontdeux témoins oculaires. II est clair qu’il
II iv