Me la Vérité de l'Histoire. 179
même il eut été tel que le Cardinal deRetz le prétend, ne devroit pas encoreTemporter fur celui du Marquis de Mont-glat ; parce que i°. il y a une espece decontradiction dans le propos que le Car-dinal de Retz attribue au Marquis de Sen-neterre : il prétend que la Reine lui dit,en pleurant , que fì M. de Turenne rìa-voit soutenu l'affaire par fa grandecapacité , &c. L’affaire étoit donc finiequand la Reine parloit ainsi à M. de Sen-neterre; & quelle raison avoit-elle alors dep’eurer, quand toute la Cour étoit dansla joie de l’heureux succès de la sage con-duite de M. de Turenne, qui avoit mis laCour en sûreté à Gien, en arrêtant les pro-grès de M. le Prince ? Voilà une réflexionqui prouve, ou que le Cardinal de Retza mal rendu le propos que lui avoit tenuM. de Senneterre, en plaçant l’affliction dela Reine dans un moment où elle ne de-voir plus être affligée ; ou qu’il ne s’eít pasapperçu que ce même propos contenoicune espece de contradiction, qui devoir in-firmer considérablement son témoignage.Mais il y a plus, c'efì que le Duc de laRochefoucaut tient fur ce fait particulierle même langage que le Marquis de Mont-glat : ainsi voilà deux témoignages unifor-mes , que l’on peut opposer à celui du Mar-
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