1Ç2 Traité des PreuvesOn ne peuc en citer un seul qui ait parléd’un événement fi remarquable, & depuisle sixième siecle jufqu’au douzième, c'est-à-dire, pendant l’efpace de six cents ans,aucun des Auteurs qui ont nommé ce grandCapitaine, n’en a dit un seul mot.
On ne peut nier qu’un silence si constant& si universel ne doive être regardé com-me une preuve très-forte & très-convain-quante de la faustèté de cette opinion. Ellen’a commencé à paroître qu’au douzièmesiecle, dans le Livre de Jean Tzetzés, “ Au-„ teur fans jugement, dit M. le Beau, qui„ a confondu la disgrâce de Jean de Cap-„ padoce avec celle de Bélisaire ; & de-„ puis que la faine critique a épuré l’Hif-„ toire, tous les Ecrivains judicieux se„ sont accordés à rejettes cette Tradition„ fabuleuse, qui ne peut plus avoir place„ que dans des Romans.
CHAPITRE VIII.
De la preuve fondée fur les Pieces au-thentiques.
L Es Pieces authentiques font , fanscontredit, la plus forte preuve quel'on puiflê avoir des vérités historiques.
Quand