de la Vérité de l'Hifìoìre . 193Quand on est en état de produire l’Origi-nal, ou une Copie íìdelle de quelque Pie-ce, dont l’auchenticité ne peut être con-testée, dans laquelle on n’apperçoit aucunemarque de supposition & de fauíïèté, ilne faut rien de plus pour découvrir & pourréfuter invinciblement les erreurs de quel-que Historien que ce puisle être.
Combien de fautes n’apperçoit-on pasdans le récit de f exécrable parricide, com-mis par le Moine Jacques Clément, fur 1 spersonne sacrée d’Henri III, dans l’Hif-toire de M. de Thou , & dans la relationde cet événement envoyée à Rome, parles Ligueurs, que Bayle a inférée dans sonDictionnaire; quand on compare les cir-constances qui y font rapportées avec laLettre originale de M. Laguesle, alors Pro-cureur-Général du Parlement, qui écoicseul avec M. de Bellegarde dans la cham-bre du Roi, où il avoit lui-même amenéJacques Clément, fans fe douter de sonabominable deílein ; quand on joint encoreà cette Lettre finformation faite, une heureaprès, par François du Pleísis Richelieu,Grand- Prévôt de PHôtel, qui subsiste encoreen original , où l’on volt la déposition deces deux témoins oculaires, signée de leurpropre main? Tous les témoignages des Au-teurs contemporains ne font rien; il faut
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