800 Traité des Preuvesépargner le sang de la Princesse Elizabeth& de Milord Courtenai ; 6°. sur les idéesgalantes & romanesques que l’Abbé deVertoc a mêlées mal-à-propos dans le ré-cit de cette affaire, que l’on voit à la têtedes Dépêches de M. de Noailles, contrele témoignage le plus formel & le plus pré-cis de ces Dépêches, qu’il avoit devant lesyeux, & fur lesquelles il a fait des Notes,qui prouvent qu’il les a volt lues ; parcequ’au-lieu de s’en tenir H ce qu’il Iisoit dansces Pieces authentiques, il a suivi, commeM. Hume, les Auteurs contemporains quinous donnent souvent pour vrai ce qui n’esttout au plus que vraisemblable.
Quand une fois on a été afièz heureuxpour découvrir le vrai consigné dans desPieces de cette nature, on doit le regardercomme un point fixe, dont il n’est pluspermis de s’écarter.
Si le Pere Daniel avoir consulté le Testrament du Chancelier de l’Hôpital, rap-porté par Duchesne dans son Histoire desChanceliers, & les Lettres qui furent en-voyées au Parlement en 1560, qui fontdes Pieces authentiques, il n’auroit pas ditque la Reine Catherine de Médicis pritposte filon de la Régence, \ laquelle le Roide Navarre avoit renoncé par écrit, en lacédant à la Reine mere ; il n’auroit pas