de la Vérité de VHistoire. 201.dic,“ que les Etats s’étant aílèmblés àOr-,, léans, il y eût quelques Députés qui vou-„ lurent mettre cette affaire fur le tapis;„ mais que le Prince tint fa parole, & que„ le Connétable, le Chancelier, &les au„ tres Conseillers d’Etat s’étant opposés„ à ce qu’on en parlât davantage, on n’in-„ íìsta pas beaucoup là-dessus, & que l’on„ confirma feulement la Lieutenance-Gé-,, nérale du Royaume au Roi de Navarre.
Car les Pieces authentiques dont onvient de parler, nous donnent une idéetoute différente de ce point d’Hiftoire. Ellesprouvent, i°. que le Roi de Navarre, lorf>que les Etats furent assemblés, ne parutpas auífi indifférent fur le Gouvernementde l’Etat pendant la minorité de Charles IX,ni auífi ferme à tenir la parole qu’il avoirdonnée, dit-on, par écrit, supposé qu’il eûtvéritablement ligné une pareille promeílè.
,, Le Roi de Navarre, dit le Chance-„ lier, induit par fauíïè opinion, tiroir à„ foi la puiílânce de commander, s’ufur-„ pant le nom de tuteur du jeune Roi,„ félon les loix des Gaulois : au contrai-„ re, la Reine mere fe défendoit par les„ mêmes l.oix Coutumes, ajoutant les„■ exemples.
Voilà,comme l’on volt les prétentionsdu Roi de Navarre bien clairement expri-
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