202 Traité des Preuvesmées; ce qui fait voir, ou qu’il n’y avoicpas renoncé par écrit, ou qu’après la mortde François II, il regarda cette renoncia-tion comme un Acte nul. 2°. Que le diffé-rend de ce Prince avec la Reine mere futréellement décidé parles Etats, puisque leChancelier ajoute : " Ce débat étant rap-,, porté aux Etats du Royaume, & iceux„ induits ou par équité; car qu'y a-t-il de„ plus équitable que de donner la charge„ & tutelle de la personne du fils à la me-„ re? étant donc iceux induits ou par équi-„ té, ou par notre continuelle poursuite,„ donnerent à la Reine mere la charge &„ tutelle de la personne du Roi & de ses„ biens, & lui associèrent, pour aide &„ conseil, le Roi de Navarre.
Telle sut la décision des Etats, au rap-port du Chancelier de l'Hôpital, qui dé-clare dans un Acte authentique, qu’il enfut Iui-même le promoteur. II n’efl doncpas vrai, quoiqu’en diíè le Pere Daniel,que quelques Députés ayant voulu mettrecette affaire fur le tapis dans l’Aífembléedes Etats, le Connétable, le Chancelier,& les autres Conseillers d’Etat empêchè-rent quelle ne fût mise en délibération;& qu’on n'insista pas beaucoup là-deíïïis.
Ces mêmes Pieces prouvent encore,
3°. que l’on évica'de donner à la Reine