de la Vérité de rHisloìre. 2 61té , sans discernement, une infinité d’anec-dotés satyriques, dont il n’auroit pu don-ner aucune preuve solide. On a compté,dans son Histoire, jufqu’à soixante Princesqui n’ont point fini leurs jours par unemort naturelle.
Dans combien de Libelles, écrits dansdes temps de trouble & de faction, desEcrivains mercenaires ou mal instruitsn’ont-ils pas entrepris de noircir la mé-moire de Catherine de Médicis, par desempoisonnements imaginaires? N’a-t-onpas été jufqu’à l’accuser d’avoir chargédeux Italiens d’empoisonner toute l’Arméedu Prince de Condé, & de leur avoir donnédix mille francs, qui dévoient être em-ployés à payer les drogues néceíîàires pourl’exécution de cet horrible projet? Si laReine de Navarre, mere d’Henri IV, meurtà Paris, d’un abcès dans la poitrine, onne laide pas de dire & de publier qu’ellea été empoisonnée par des gants parfumés,qui lui ont été vendus par un Marchand,nommé Maître René, que l’on qualified’empoisonneur à gages de Catherine deMédicis.
Si Dandelot, frere de l’Amiral de Co-ligny, meurt à Xaintes,d’une fievre pour-prée, on met encore fa mort fur le comptede cette Princeílè. Ces calomnies se trou-