2 j6 Traité des Preuves
L’Abbé ce fait; le quatrième enfin, dans un Lì-Iiichard. yre j nt j [u ]^ ) p e véritable Pere Joseph ,adopte en plein l’opinion du Sieur Gran-det ; loin de se borner à dire, comme lePere Daniel, qu’eìle a beaucoup de vrai-semblance, il lallure comme une vérité,sur laquelle il ne paroît pas avoir le moin-dre doute. Davrigny, au contraire, dansses Mémoires chronologiques, la rejettecomme une fable, & il s'applique h réfu-ter toutes les raisons que l’on apporte pourla prouver.
On a donc formé quatre opinions diffé-rentes fur cette anecdote. Selon la pre-mière, ce n’est quune vaine fable ; elleest donc absolument faufiè. Selon la se-conde , elle a feulement Pair d'une fable;ce qui fe pourroit dire encore, quand mê-me elle feroit vraie; puifqu’un fait aussiextraordinaire que celui-là, auroit toujoursPair d’une fable, quand même i! feroit re-gardé comme une vérité,& que l’on pour-roit s’en servir pour montrer qu’il arrivequelquefois des événements si singuliers,qu’en les regardant comme vrais, on feroitencore obligé d’avouer qu’ils ne font pasvraisemblables.
La troisième opinion ne s’accorde pasavec la premiere, ni même en un íèns avecla féconde. La quatrième va plus loin que