de la Vérité de VHistoire. 277la troisième, puisqu’elle regarde cette anec-dote, toute singulière qu’elle est, commeune vérité historique donc il n'est pas per-mis de douter.
On exposera d’abord les preuves qui fer-vent à établir l’opinion du Sieur Grandet;on examinera ensuite les objections queDavrigny propose contre le sentiment decet Auteur, laislant au Lecteur la libertéde choisir celle des quatre opinions qui luiparoîtra la mieux fondée.
'Tout dépend d’abord de savoir, si leComte de Moret a été tué, en 1632, aucombat de Castelnaudary; car s’il y estmort, la dispute est finie ; & à moihs qu’ilne fût restùscité, il est impossible de le re-trouver dans un Hermite qui ne mourutqu’en 1693, fous le régné de Louis XIV.
Mais si l’on n’étoit pas sûr que le Comtede Moret fût véritablement mort de la bles-sure qu’il reçut dans ce combat, alors lesraisons alléguées par le Sieur Grandet, dansla Viedu Frerejean Baptiste, mériteraientd’être pesées, & deviendraient assiezforcespour donner à ce.fait, tout extraordinairequ’il est, un air de vraisemblance, qui ap-procherait beaucoup, pour ne rien dire deplus, de celui de la vérité.
Tout !e monde convient qu’Antoine deBourbon, Comte de Moret, fils naturel