2 7 S Traité des Preuvesd’Henri IV & de Mademoiselle de Bueií,légitimé en 1608, un an après fa naiílàn*ce, écoit dans l’Armée de Gaston, Ducd’Orléans, son frere, au combat deCastel-naudary; & que ce jeune Prince, impa-tient de signaler fa’ valeur dans la premiersaction où il s’étoit trouvé dè fa vie, s’a-vança le premier, à la tête d’une Compa-gnie de Carabins, & commença l’attaqueen tirant un coup de pistolet; qu’un Ca-pitaine, nommé Biteran, qui l’attendoitdepied ferme, lâcha ausiî-tôt le sien, & luiporta un coup qui lui perça le ventre ; cScoup fut bientôt suivi d’une décharge gé-nérale : l’EcUyer du Comte de Motet futtué à fes côtés; il étoit tombé lui-même,& l’on fut obligé de 1 emporter. Voilà deSfaits qui ne sont contestés de personne. Laquestion est de savoir, si le Comte de Mo-tet mourut du coup qu’il venoit de rece-voir; c’est fur quoi les Autêufs contempo-rains ont eu des opinions très-différentes.
Bassompierre assure dans fes Mémoires,que le Comte de Motet fut rapporté mortdu champ de Bataille; Dupleix & le Con-tinuateur de De ferres prétendent qu’il ex-pira trois heures après le combat; d’àu-tres disent qu’on le mit darts le carrofïède Monsieur, pour le conduire à l’Abbnyede Brouille, dont Madame de Ventadour*