308 Traité des Preuves
II ne l’avoit donc pas loríqu’il mangeoic,tête à têre avec le Gouverneur, en présenced’un seul Domestique, qui étoit sans douceun homme de confiance, que l’on avoirmis dans le secret. On ne volt donc pasfur quel fondement on a dit, avec tant d’as-furance , qu’il y avoit à ce masque unementonnière avec des ressorts d''acier ,qui laijsoient à ce Prisonniér la libertéde manger avec son masque sur le visa-ge; ni pourquoi on l’a nommé en consé-quence íbomme au masque de fer.
C’est une pure supposition dont il n’y aaucune preuve dans le Journal de M. Du-jonca ; & l’on peut même dire que l’ontrouve dans les autres Ecrits, des preu-ves, ou du moins des indices du contraire.Quoiqu’il en soit, il résulte de tout ce quivient d’être dit, qu’il y a trois opinions furl’homme au masque, (car l’on n'est nulle-ment obligé de l’appeller l’homme au mas-que de fer;) l’une, que c’étoit le Duc deBeaufort, à qui l’on donne improprementle titre d’Amiral de France; l’autre, quec’étoit le Comte de Vermandois, pour quila charge d’Ámira! avoit été rétablie ; &la troisième, que c’étoit le Duc de Mont-mouth , fils naturel de Charles II, Roid’Angleterre, né à Roterdam , en 1649.
Ce qui nous manque pour décider en-