de la Vérité de s Histoire. 329che des passions a toujours été à peu prèsla même ; que la conduite des hommes dé-pend , pour l’ordinaire , de la mesure deleurs talents, combinée avec la force &la vivacité de leurs inclinations naturelles;qu’il est par conséquent néceílàire de lesbien connoître avant que de les employer;que la plupart de ces grands événements,qui décident du fort des Empires, ne fontarrivés que par la faute de ceux qui n’é-toient pas faits pour les places qu’ils occu-poient, parce qu’il est rare que l’on lésconnoistè avant que de les y mettre, & en-core plus rare qu’ils í'e connoistènt eux-mêmes avant que d’y aspirer. Les portraitsdoivent donc être regardés comme unepartie essentielle de l’Histoire.
On peut distinguer trois différents gen-res de Portraits historiques. Les uns fontfaits d’un seul trait, ils peignent, en très-peu de mots, le caractère d’un homme. Lesautres raífèmblent, dans un discours pluslong & plus étendu , les différents traitsqui le caractérisent. Les autres enfin, ex-posent diverses particularités de fa vie, quifervent à le faire connoître.
On trouve dans les plus célébrés Histo-riens , une infinité d’exemples de ces troisgenres de Portraits. Dans un fragment quinous est resté d’une des Décades de Tite-