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Germinal / par Émile Zola
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GERMINAL.

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les estaminets, les débits de bière, si nombreux, que, surmille maisons, il y avait plus de cinq cents cabarets.

Comme elle approchait des Chantiers de la Compagnie,une vaste série de magasins et dateliers, la Maheude sedécida à prendre Henri et Lénore par la main, lun àdroite, lautre à gauche. Au delà, se trouvait lhôtel dudirecteur, M.Hennebeau, une sorte de vaste chalet séparéde la route par une grille, suivi dun jardin végé-taient des arbres maigres. Justement, une voiture étaitarrêtée devant la porte, un monsieur décoré et une dameen manteau de fourrure, quelque visite débarquée deParis à la gare de Marchiennes ; car madame Hennebeau,qui parut dans le demi-jour du vestibule, poussa uneexclamation de surprise et de joie.

Marchez donc, traînards ! gronda la Maheude,en tirant les deux petits, qui sabandonnaient dans laboue.

Elle arrivait chez Maigrat, elle était tout émotionnée.Maigrat habitait à côté même du directeur, un simplemur séparait lhôtel de sa petite maison; et il avait unentrepôt, un long bâtiment qui souvrait sur la route enune boutique sans devanture. Il y tenait de tout, de lépi-cerie, delà charcuterie, de la fruiterie, y vendait du pain,de la bière, des casseroles. Ancien surveillant au Voreux,il avait débuté par une étroite cantine; puis, grâce à laprotection de ses chefs, son commerce sétait élargi,tuant peu à peu le détail de Montsou. Il centralisait lesmarchandises, la clientèle considérable des corons luipermettait de vendre moins cher et de faire des créditsplus grands. Dailleurs, il était resté dans la main de laCompagnie, qui lui avait bâti sa petite maison et sonmagasin.

Me voici encore, monsieur Maigrat, dit la Maheudedun air humble, en le trouvant justement debout devantsa porte.

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