CINQUIÈME PARTIE
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A quatre heures, la lune s’était couchée, il faisait unenuit très noire. Tout dormait encore chez les Deneulin,la vieille maison de briques restait muette et sombre,portes et fenêtres closes, au bout du vaste jardin maltenu qui la séparait de la fosse Jean-Bart. Sur l’autre fa-çade, passait la route déserte de Yandame, un gros bourg,caché derrière la forêt, à trois kilomètres environ.
Deneulin, las d’avoir passé, la veille, une partie de lajournée au fond, ronflait, le nez contre le mur, lors-qu’il rêva qu’on l’appelait. Il finit par s’éveiller, enten-dit réellement une voix, courut ouvrir la fenêtre. C’étaitun de ses porions, debout dans le jardin.
— Quoi donc? demanda-t-il.
— Monsieur, c’est une révolte, la moitié des hommesne veulent plus travailler et empêchent les autres dedescendre.
Il comprenait mal, la tête lourde et bourdonnante desommeil, saisi par le grand froid, comme par une dou-che glacée.
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